Head
haute école d'Art et de design Genève Geneva university of art and design
lundi 28 novembre 2011
A l’invitation de la Commune de Bardonnex un concours a été organisé par la HEAD – Genève (Laboratoire ALPes) pour développer un projet plastique sur les murs et l’environnement proche de la Commanderie de Compesières. Il s’agit de revisiter l’architecture de cette place forte et de déplacer les clichés de l’illumination des bâtiments.
Un jury réuni le 15 novembre dernier a retenu pour réalisation le projet « Almanach lumineux » de Pauline Cazorla, étudiante en option bachelor « Information/fiction ». Il sera visible du 1er décembre au 15 janvier, dès la tombée du jour. Une documentation sur l’ensemble des projets sera également visible dans le bâtiment de la Commanderie sur la même période.
Almanach lumineux
« Malgré la forte urbanisation de l’agglomération franco-valdo-genevoise, Bardonnex a su préserver son caractère rural. L’installation lumineuse prévue cet hiver sur la Commanderie cherche à symboliser cette ruralité et à la saluer.
Ce projet d’éclairage consiste à transformer la Commanderie en centre d’informations.
La façade principale est le support d’un flux de données tirées de l’Almanach du messager boiteux, projetées dans des « bulles » lumineuses. Comme dans un calendrier, les informations projetées évoluent de jours en jours.
A proximité, un ballon lumineux positionné en hauteur vient mimer les phases et aspects de la lune du 1er décembre au 15 janvier.
L’Almanach du messager boiteux est sans doute l’une des traditions les plus anciennes de nos campagnes, il aura 305 ans en 2012. C’est avant tout un calendrier ; il sert notamment à connaître le cycle de la lune afin de planter ou de récolter selon diverses recommandations. Il rassemble également des trucs et astuces liées au jardinage ou au quotidien, des dictons et proverbes anciens, les prévisions du temps, les fêtes et saints.
Encore aujourd’hui, les almanachs sont très largement utilisés, certes différemment qu’ils l’étaient pendant les siècles passés.
Le projet se réapproprie ici les anciennes coutumes et invente une « nouvelle ruralité » qui ne mime pas celle d’autrefois mais crée un récit contemporain. » Pauline Cazorla