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haute école d'Art et de design Genève Geneva university of art and design
jeudi 7 mai 2009
Cycle de lectures organisé en partenariat avec le Mamco et l’association Roaratorio, à l’initiative de l’atelier d’écriture de la Haute école d’art et de design – Genève.
NELLY MAUREL
Qu’elle dessine ou qu’elle écrive, Nelly Maurel interroge
avec malice les codes de la représentation. On a inventé
des pictogrammes pour indiquer les toilettes, arrêter
ou mettre en mouvement le flux des piétons dans les
passages cloutés. Nelly Maurel va un peu plus loin et
propose une nouvelle gamme de pictogrammes propres
à signaler la psychorigidité, l’indécision, la condescendance,
etc. Dans Un verbe en commun paru chez Al Dante
en 2006, elle construit des micro-fictions, sorte de Haïkus
grammaticaux, en jouant sur la valeur métaphorique des
verbes. Exemple : « Quand sa dame à chaud, il ouvre une
bonne bouteille. Et la dame et la bouteille s’éventent. »
Comme l’indique le titre qu’elle a décidé de donner à sa lecture au Mamco, Nelly Maurel aime fatiguer les réponses, plutôt que de les asséner et reposer les questions selon un mode inédit qui déplace l’ensemble des repères sur lesquels repose la communication entre sujets éduqués. Un sorte d’art mal élevé, en quelque sorte, dont l’impertinence vise rien moins qu’ à inventer une autre forme de pertinence.
Nelly Maurel expose régulièrement son travail et publie des livres sous sa signature ou en collaboration, notamment avec Nathalie Quintane. En 2007, avec la complicité de Murtin, elle a fait paraître chez Al Dante, Maurel et Murtin : dé)bris/(dé)collages, ouvrage entièrement confectionné à partir de jeux de mots et de jeux de langage dans lequel les deux auteurs rendent, entre autres, un vibrant hommage à Manet en proposant un frugal et radical « Jeuner sur l’herbe » qui, il ne faut pas en douter, fera date.
FATIGUER LA RÉPONSE,
REPOSER LA QUESTION
MARDI 2 JUIN 2009 à 18h30 - MAMCO
Lecture présentée par Hervé Laurent