Head
haute école d'Art et de design Genève Geneva university of art and design
mercredi 26 octobre 2011
Ghislain Mollet-Viéville
L’œuvre, l’artiste et l’autre
Jean-Baptiste Farkas
Des modes d’emploi et des passages à l’acte
Lundi 31 octobre à 19h
Head – Genève, Bd James-Fazy 15, Auditoire
Cette conférence s’inscrit dans le cadre de l’exposition Ailleurs et autrement présentée à LiveInYourHead du 9 novembre au 31 décembre 2011.
Vernissage et soirée d’activations
Mercredi 9 novembre, dès 18h
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Le statut de l’œuvre d’art devient de plus en plus tributaire d’attitudes d’artistes qui donnent la parole au public pour la réalisation ou l’interprétation de leurs créations. En mettant ainsi les esprits en action, ces artistes nous invitent à réfléchir autant sur les caractères qui sont intrinsèques à leurs œuvres, que sur l’observation des données qui nous amènent à nous percevoir nous-mêmes en tant qu’acteurs participant à la fusion de l’art et de la vie. Activations, légitimité du commanditaire, place de l’auteur et de la signature dans de tels dispositifs, donnent alors l’occasion de réflexions qui sont aussi intéressantes que les œuvres elles-mêmes.
Membre de l’Association Internationale des critiques d’Art, expert honoraire près la Cour d’Appel de Paris, Ghislain Mollet-Viéville s’est consacré, à partir de 1975, à l’art minimal et conceptuel jusque dans ses développements aujourd’hui.
En tant qu’agent d’art, il fait intervenir les différentes instances des réseaux artistiques pour assurer la promotion d’œuvres dont l’originalité demande des principes d’expositions inédites.
Jean-Baptiste Farkas est un artiste qui opère sous des identités telles qu’IKHÉA©SERVICES, Glitch (Beaucoup plus de moins) ou encore l’Amicale de
la Biennale de Paris. Des modes d’emploi
et des passages à l’acte (Éd. MIX,
Paris, 2010) est un ouvrage qui recueille
l’ensemble de ses services.
« Je considère que :
– l’objet d’art nous encombre, il est
devenu superflu.
– le présent nous demande de donner
toute son importance à l’action de
soustraire.
– la conception que l’on se fait de
l’auteur est une illusion, un raccourci
commode qu’il est à présent indis-
pensable de revisiter.
– l’exposition est un idéal dépassé qui
doit faire place à d’autres modalités
d’action telles que la manœuvre ou
l’opération.
Quand on me demande d’expliciter
mon approche, je déclare que j’opère, à la place de présenter des produits artistiques. Opérer caractérise une pratique de l’art qui relègue l’art au second plan pour tenter de conquérir
le terrain de la réalité quotidienne. »