Head
haute école d'Art et de design Genève Geneva university of art and design
lundi 14 juin 2010
Une proposition du WORK.MASTER de la Head – Genève et de Marks Blond Project R.f.z.K, Bern avec Pauline Guiffard, Sandrine Exhenry, Pekka Ruuska, Jung- un Jang, Vianney Fivel, Angèle Laissue, Kim Wong Yong, Yuan-Li, Mauricio leon, Mickael Lianza, Paola Carbone, Marks Blond and Guests...
Exposition/Festival : 17 – 20 juin 2010
Marks Blond Project R.f.z.K. Bern, Speichergasse 8
Vernissages :
Jeudi 17 juin 2010 à 19h, Marks Blond
Vendredi 18 juin à 19h / Samedi 19 juin à 19h, Neue Galerie
Télécharger de communiqué de presse I am an Angel with out Air/ AC Against Control (PDF - 1.5 Mo)
Curators Notice
...La technique, les sciences naturelles et l’organisation économique assument à l’échelon mondial le rôle qui était largement celui de l’art dans les unités spatiales et temporelles de l’identité culturelle. Au 20e siècle, partout où une unité artistique et culturelle dominante se propage, où elle est encouragée et parfois imposée par l’Etat, elle nie toujours l’aspiration à la liberté individuelle qui caractérise notre époque. Toutefois, cette ouverture du Moi créateur implique la perte et sans doute l’abandon d’une unité de sens reliant tous les êtres humains...
...Ce qui se dessine comme une mise en péril fait toutefois naître une nouvelle tâche pour l’art et l’artiste : en effet, l’art peut être le seul et unique domaine de l’existence où il est encore possible de transformer le monde et le réaménager à partir de son libre-arbitre individuel, pour motiver l’humain en tant que force agissante et, par là, donner, encore et toujours, un sens et stimuler les sens. Dès lors, il apparaît que l’art deviendra de plus en plus un préalable incontournable à la destinée humaine. Les alternatives à l’activité humaine se situent au niveau de la pensée entre programme et fantaisie, au niveau du ressenti entre vécu et intériorisation et au niveau de l’action entre l’automatisation et la création sans limites ni contraintes.
Si tel est le cas, alors l’art devrait peu à peu quitter sa place en marge de la société pour se positionner au coeur des sociétés : dans l’instruction comme dans la production ou dans les domaines sociaux, etc. Car s’il est vrai que, d’un côté, l’artiste se sent impuissant face au peu de cas qui est fait de son œuvre, d’un autre côté, il apparaît toujours plus évident que la société ne parvient plus à résoudre sans l’aide de l’art les problèmes qu’elle auto-génère en science, en économie et en politique.
Alors qu’arriverait-il si les artistes se voyaient et s’engageaient à nouveau comme des « exemples » pour le monde de l’économie, de la politique et de l’instruction à l’égard du simple mortel ? Ils n’auraient pas à dire ce qui a un sens ou pas, ils se contenteraient de montrer comment il est possible pour un simple individu d’activer ce qui a un sens à l’aide des sens.