Head
haute école d'Art et de design Genève Geneva university of art and design
lundi 31 octobre 2011
En association avec la prestigieuse institution londonienne et LUX, plateforme de diffusion de films et de vidéos d’artistes, la HEAD – Genève présente The Mirage of History
Armando Andrade Tudela, Aurélien Froment, Dominique Gonzalez-Foerster, Nancy Holt & Robert Smithson, Joachim Koester, Adrien Missika, Uriel Orlow, Michael Stevenson
Une proposition de Yann Chateigné, en coopération avec Vianney Fivel, Nelly Haliti, Jean-Christophe Huguenin, Livia Johann, Beau Rhee, Habiba Saly, étudiant-e-s WORK.MASTER à la HEAD – Genève
Jeudi 10 novembre, 19h
Suivi d’une discussion avec Uriel Orlow, artiste, Gil Leung, LUX et Yann Chateigné, HEAD – Genève
Whitechapel Gallery
77-82 Whitechapel High Street
Londres E1 7QX
The Mirage of History est une « exposition audiovisuelle » imaginée par Yann Chateigné, en collaboration avec un groupe d’étudiant-e-s du WORK.MASTER de la HEAD – Genève. Après Milan (Kaleidoscope Project Space) et Genève (LiveInYourHead, Institut curatorial de la HEAD – Genève), le projet est aujourd’hui présenté à la Whitechapel Gallery de Londres dans une version à actualiser, dans le cadre d’une collaboration avec LUX, plateforme de diffusion londonienne de films et de vidéos d’artistes.
Associant un ensemble d’œuvres, images en mouvement aux statuts multiples, The Mirage of History se fonde sur l’écriture de l’histoire par un ensemble d’artistes qui investissent aujourd’hui la forme ouverte de l’essai filmique. Le programme offre autant d’explorations au cœur d’espaces-temps inconnus, d’investigations se concentrant sur une série de territoires non cartographiés et de zones blanches, d’observation depuis les points aveugles de l’histoire et ses récits fragmentés. Documentant des indices dispersés, opérant à partir de traces oubliées, elles sont autant de spéculations sur ce que l’on a pu appeler des « histoires invisibles ». Ainsi, les artistes rassemblés questionnent l’écriture de l’histoire elle-même, qui réside, selon Michel de Certeau, « entre science et fiction ».
Au travers de leurs tentatives de localiser « des îles dans l’histoire » (Marshall Sahlins), les artistes rassemblés dans ce projet cherchent des espaces propices aux réinventions, aux retours et révolutions qui contredisent la possibilité d’existence de l’histoire elle-même. En creusant sous les récits officiels, ils explorent des espaces encore laissés vierges. C’est finalement plus, pour reprendre les mots de Smithson, dans « la dimension de l’absence qui est à rechercher » que dans le désir de combler les manques du récit historique que réside l’ambition de ces projets. Ils ouvrent une zone d’indétermination, menant à une expérience plus active du spectateur, dont le rôle, ainsi libéré, est dans le même temps contraint par la nécessité de prendre position.
www.whitechapelgallery.org
www.lux.org.uk
Communiqué de presse
La HEAD invitée à la Whitechapel Gallery de Londres
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