Head
haute école d'Art et de design Genève Geneva university of art and design
jeudi 22 décembre 2011
MUSÉE DE L’ART EXTRATERRESTRE : SOIREE DE CLOTURE
Soirée de musique et de projections vidéos avec la participation de Leila Amacker, Renaud Loda, Andrea Maroni, Laurent Schmid, Sebastien Verdon, Liliane Puthod...
Le vendredi 24 février, à partir de 18h
LiveInYourHead, Institut curatorial de la Head – Genève, Rue du Beulet 4, 1203 Genève
Avec la participation de Alf, Sacha Béraud, Fabian Boschung, Nicolas Boulard, Lionel Ferchaud, Randall Grahm, Matt Groening, Romain Hamard, Byron Haskins, Carsten Höller, Edmund Husserl, Christopher Jonassen, Emmanuel Kant, Julius Koller, Piero Manzoni, Nicolas Momein, Claude Nicollier, Robert Parrish, The Residents, Tatiana Rihs, Laurent Schmid, Ridley Scott, Helen Smith, Robert Smithson, Sebastien Verdon, Voyager Interstellar Records, avec les étudiant-e-s du programme WORK.MASTER – Pratiques artistiques contemporaines
Une proposition de Christophe Kihm, Renaud Loda, Peter Szendy
Vernissage le jeudi 26 janvier, dès 19h
Conférence inaugurale de Peter Szendy
La Vue des autres. Vers une aliénologie
du regard
18h
En analysant de près quelques séquences choisies dans des films de science-fiction (Blade Runner, La Guerre des mondes, Invasion Los Angeles...), il s’agira d’approcher, autant que possible, du regard du tout-autre. A travers lequel le cinéma promet chaque fois d’être aussi la fabrique d’un tout autre regard.
Exposition du 27 janvier au 25 février 2012, mercredi–samedi, 14–19h
LiveInYourHead, Institut curatorial de la Head – Genève
Rue du Beulet 4, 1203 Genève
Télécharger le poster LIYH_Musée de l’art extraterrestre (PDF - 1.1 Mo)
Un art peut être dit extraterrestre principalement
sous deux conditions. La première postule
l’existence de formes artistiques issues d’autres
planètes ou d’autres galaxies. La seconde souligne une qualité intrinsèque de certaines formes de l’art moderne et contemporain.
L’étude de ces domaines artistiques se précise
donc à partir de celle de récits imaginaires
au sein desquels des populations extraterrestres
sont amenées à produire des œuvres, elle
comprend également les inscriptions ou les
manifestations, sur terre, de formes et de signes
censément issus de civilisations aliens ou
les productions esthétiques d’individus terriens
réalisées au-delà des limites du terrestre – en particulier les dessins, peintures et sculptures de cosmonautes en expéditions. Elle s’intéresse enfin à des œuvres produisant une extraterritorialité à l’art lui-même, se pensant aux limites du terrestre, de l’humain, du connu,
du pensable…
De l’extraterrestre et de l’extraterrien
L’extraterrestre en tant que propriété physique de l’art renvoie à un point d’origine, et ce point d’origine, à son tour, peut s’actualiser de deux différentes manières. Il désigne tout art qui
serait effectué à partir d’une certaine distance par rapport au sol terrestre, au-delà d’une
altitude située aux environs de 100 000 mètres
de la terre, qu’il soit réalisé indifféremment
par des humains ou des aliens ; il désigne tout
art effectué par des individus dont l’origine
est extérieure à notre planète sur terre (parmi lesquels certains artistes se pensant comme
radicalement autres). Ces deux points de vue soulignent une nouvelle distinction, importante dans le cadre des recherches menées par le
MAE : extraterrestre est une projection d’un art alien depuis la terre ; extraterrien est un art
issu d’un espace autre se localisant sur terre.
De l’extraterrestre à l’extraterrien se réalisent des échanges, se perçoivent des échos, se
dessinent des frontières communes. Car « extra » est aussi le lieu où se rencontrent et se confon-dent, dans l’effacement ou par la saturation
des différences, les oppositions classiques qui
assurent un fonctionnement ordinaire à la pensée des objets de l’art, soumettant à de nouvelles découpes les partages du réel et de l’imaginaire, du présent et du futur, de l’art et du design,
du cosmique et du cosmétique…
Un musée
Étudier les qualités et les formes de l’extra
est le point d’entrée du Musée de l’art extraterrestre. On comprend mieux, dès lors, pourquoi y sont réunies des oeuvres aux limites extérieures de l’espace physique terrestre et aux limites
extérieures de l’art. Pour cette exposition,
le MAE présentera des objets exemplifiant deux grandes catégories qui soulignent l’orientation de ses investigations autour de la question des
points de vue : entre l’extraterrestre et l’extraterrien. Cette division structurante permettra de diviser en deux grandes catégories les différents objets et événements qui y figurent, qui n’appartiendront pas tous aux « arts plastiques », mais pourront prendre la forme de citations
littéraires, d’échantillons musicaux, de photogrammes, d’empreintes, d’objets ou de boissons. Le MAE se situe ainsi au carrefour de différents modèles de musée et de différentes pratiques muséographiques : du centre d’art au musée des arts premiers, de l’ethnologie à l’alienologie… Tout comme les musées de sciences naturelles
et de sciences de l’homme, le MAE a pour vocation de faire connaître et d’apprendre : ses
missions, en ce sens, sont aussi didactiques. Tous les documents produits par le musée
de l’art extraterrestre sont traduits en langage
extraterrestre.
Une publication regroupant des essais de Christophe Kihm, Renaud Loda et Peter Szendy sera éditée à cette occasion.