Head
haute école d'Art et de design Genève Geneva university of art and design
lundi 30 mai 2011
Abbas Kiarostami, cinéaste, poète et photographe, Téhéran
En discussion avec Mehdi Abdollahzadeh, critique de cinéma et spécialiste du cinéma iranien et Jean Perret, responsable du Département Cinéma/ cinéma du réel de la Head – Genève
Mardi 31 mai 2011 à 19 heures
Head – Genève, boulevard James-Fazy 15, auditoire
En prévision de la conférence, les Cinémas du Grütli programmeront, le temps d’un week-end, les 27, 28 et 29 mai trois films majeurs du réalisateur iranien : Close-Up, Le Goût de la cerise et Le Vent nous emportera.
Plus d’infos sur www.cinemas-du-grutli.ch
Téléchargez le carton d’invitation Talking Heads_Abbas Kiarostami (PDF - 3.5 Mo)
C’est au cœur du cinéma contemporain, sur le territoire de récits qu’il nourrit au contact de rapports intimes, approfondis et documentés avec le réel, qu’Abbas Kiarostami occupe une place exceptionnelle et passionnante. Son travail artistique fait partie intégrante de la modernité cinématographique tout en étant enraciné dans la grande tradition picturale de l’Iran, et de ses miniatures persanes.
Abbas Kiarostami est né à Téhéran le 22 juin 1940. Il s’intéresse au dessin et à la peinture très jeune, quitte à 18 ans ses parents et cherche à assurer son indépendance. Il travaille à la police de la circulation, où il sera agent de surveillance pour l’élargissement des routes. De 1960 à 1969, le hasard veut qu’il se forme, alors qu’il n’a aucune intention de devenir cinéaste, en qualité de réalisateur publicitaire ; il conçoit plus de cent cinquante petits films d’une soixantaine de secondes chacun. Mais c’est quand on lui confie la conception de génériques de films de fiction qu’il découvre, pour de bon, la caméra, le viseur, le cadre. En 1969, il fonde avec son directeur le Département cinéma de l’Institut pour le développement intellectuel des enfants et des jeunes adultes (Kanun). C’est là, en 1970, qu’il tourne son premier film, Le pain et la rue. Ce studio sera appelé à devenir le plus important en Iran. De grands cinéastes le marqueront de leur travail : Amir Naderi, Darius Mehrjui, Jafar Panahi… Depuis plus de quarante ans, Abbas Kiarostami a signé une vingtaine de courts et moyens métrages, ainsi que plus de vingt longs métrages. Beaucoup de fictions, des documentaires, soient toutes des œuvres qui relèvent du « cinéma du réel », ou autrement dit de ce « cinéma à l’épreuve du réel ».
« Je cherche les réalités simples, mais cachées derrière les réalités apparentes. Au moment de faire un film, je rencontre, parfois, des événements et des relations qui se déroulent hors de mon thème principal, derrière la caméra, plus attrayants et attachants que le thème principal du film qu’on tourne. Si attrayants que j’ai envie de tourner ma caméra vers ces événements. » (Abbas Kiarostami – Cahiers du cinéma 493, juillet-août 1995)
Pour mémoire, Où est la maison de mon ami (1987), Close-Up (1990), Et la vie continue (1991), Au travers des oliviers (1994), Le goût de la cerise (1997, Palme d’Or - Festival de Cannes), Ten (2002), Five (2003)… et Copie conforme (2010). Des extraits de plusieurs films seront présentés et commentés lors de la conférence.
Abbas Kiarostami pratique depuis la Révolution islamique la photographie. Ses paysages de nature, que souvent des cortèges de nuages relient à l’infini du ciel toujours en mouvement, seront présentés en ouverture de la rencontre. Abbas Kiarostami est également le créateur d’installations vidéo, dès 2001 à la Biennale de Venise avec Sleepers.
Communiqué de presse à télécharger
La Head – Genève accueille le cinéaste iranien Abbas Kiarostami
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