khalil.klouche | 14/6/2012 | Lift12

Lift12 – l’avenir corporate

Lift12 aura été un évènement étonnement hétéroclite, par les sujets abordés.
Au cours de ces trois jours, j’ai assisté à plusieurs cycles de conférences, un workshop (Let’s cut Features avec Christian Miccio, ancien développeur chez Google) et rencontré quelques personnes autour du Laser Cabinet, la borne d’arcade du chalet que je présentais à cette occasion.
Sur les conférences, j’ai trouvé très surprenant que certains des sujets qui m’intéressaient le plus ne m’ont laissé qu’un souvenir tiède, tandis que d’autres sujets pour lesquels je n’était que moyennement curieux m’ont fait une forte impression.
J’ai par exemple trouvé les exposés de développeurs de jeux peu enthousiastes et peu enthousiasmant. Ceci à l’exception de la présentation trop courte de Niklaus Moor sur la manière dont la motivation extrinsèque (système de récompense) peut tuer la motivation intrinsèque (plaisir d’effectuer quelque chose) dans toute activité.
A l’inverse, j’ai été fasciné par les exposés sur le futur de l’économie, et moins sur la spéculation participative que par les opinions d’économistes comme David Birch qui explique en quoi les réseaux actuels vont permettre la multiplication d’économies locales (à l’échelle de la ville) au détriment d’économies nationales peu représentatives et peu réactives, et comme cela va être rendu possible par un échange de devise beaucoup plus léger, ce qui a de quoi réjouir les voyageurs, mais aussi les distributeurs et consommateurs de musique, films, software et autres services en ligne. Sur un ton plus léger, Adrianne Jeffries a fait un exposé plutôt complet sur Bitcoin, une expérience économique open-source.
En arrivant à Lift, la consigne aura été d’être ouvert et curieux. Cette consigne m’a permis de profiter au mieux des conférences, elle m’a aussi poussé à m’inscrire à un workshop, là où il restait de la place. L’expérience m’aura permis de discuter avec des participants très divers en petit comité, qui auront témoigné de la réalité du travail chez Google ou Amazon.
Le laser cabinet aura aussi été un sujet de conversation autour duquel j’aurai rencontré plusieurs personnes revues depuis, un organisateur de conférences sur le cinéma à Genève, un roboticien de l’EPFL et un étudiant de Tilburg (Pays-Bas), qui organise des interventions urbaines interactives.

Lift semble bénéficier d’un équilibre particulier propre à un évènement ni trop grand, ni trop petit. Grand par le lieu, le nombre et la diversité des participants, mais on y trouve encore une forme de spontanéité due au fait que personne ne sait très précisément ce qu’il va y trouver, ou quel genre de personne on va y rencontrer, d’où la consigne d’ouverture que chacun semble adopter avec facilité.
J’ai trouvé un peu faible la place de la culture dans les débats et les esprits. Mise à part l’intervention marquante de Song Hojun et son projet de satellite open-source, peu de gens semblaient s’intéresser à la « beauté du geste », alors que c’est une chose que je considère comme emblématique de la technologie actuelle. Il me semble qu’un tel rassemblement, pourrait accorder une plus grande part à l’open-source et intéresser un public un peu plus diversifié et un peu moins « corporate ».

Pas de commentaire

Pas encore de commentaire.

Flux RSS des commentaires de cet article. TrackBack URL

Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.

| HEAD - GENEVE MASTER OF ARTS HES-SO EN DESIGN |
| GRETA TEXT AND WEB FONT SERVICE BY TYPOTHEQUE.COM |