Duchamp à Calcutta, par Eric Alliez

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Dans le cadre de la Semaine Bloc des Enseignements Théoriques, la HEAD — Genève accueille le philosophe français Eric Alliez, membre fondateur de la revue théorique et politique Multitudes, spécialiste de la pensée de Gabriel Tarde et de Gilles Deleuze, à partager sa pensée des arts visuels. Il a choisi de parler de Marcel Duchamp.

Duchamp à Calcutta. Voilà un bien mauvais jeu de mot — mais enfin, pas pire que d’autres « questions d’hygiène intime » traitées en Duchamp du signe par l’impossible auteur de L.H.O.O.Q. Il s’agira donc de rafraichir (to refresh) l’enquête  « tautologique » sur le méta-érotisme de Duchamp et la méta-ironie en « oculisme de précision » auquel il donne lieu. Mais c’est alors toute l’hétérogenèse de la Pensée-Duchamp qu’il faudra se risquer à reproduire, tout contre Lacan, dans le passage du principe de contradiction au principe « il n’y a pas de rapport sexuel » ; et de là, à la transexuation de Rrose Sélavy étourdissant la grammaticalité de la peinture, de « genre féminin ». Duchamp à Calcutta — ou Duchamp du sexe.

Éric Alliez est né en 1957. Il est docteur ès lettres en philosophie, ancien directeur de programme au Collège international de philosophie, et professeur à l’Institut für Kulturphilosophie de l’Académie des beaux-arts de Vienne.

Organisé en collaboration avec le Laboratoire de Sociologie Urbaine de l’EPFL.