Ethiopia/Utopia: Guy de Cointet, Rene Ricard, Kirsten Mosher et al. à LiveInYourHead, Genève

Ethiopia/Utopia

Julien Bismuth, Sophie Bonnet-Pourpet, Guy de Cointet, Helena de Laurens, Marina Faust, Andrea Halser, Lauren Huret, Brandon Lattu, Fabrice Mabîme, Lou Masduraud, Kirsten Mosher, Shahryar Nashat, Morten Norbye Halvorsen, Rene Ricard, Géraldine Singy, Bob Wihlite

 Une proposition de Marie de Brugerolle avec les étudiant-e-s du programme Work.Master

Dans le cadre des 20 ans du Mamco – Musée d’art moderne et contemporain de Genève

Vernissage le jeudi 29.01 dès 18h

Exposition

01–28.02.2015

LiveInYourHead

Institut curatorial de la HEAD – Genève

Rue du Beulet 4

Mercredi – samedi, 14 – 19 h

www.head-geneve.ch

Le point d’origine de cette exposition, placée sous la responsabilité de Marie de Brugerolle, historienne de l’art, curatrice et enseignante invitée à la HEAD – Genève, est double : d’un côté, un travail mené par avec les étudiant-e-s du programme Work.Master autour de la notion cinématographique de MacGuffin – élément mystérieux, dont la fonction reste obscure, absent du scénario et autour duquel se cristallise le suspense – afin de produire des objets qui fabriquent des paroles ; de l’autre, la volonté de rendre hommage à certains artistes présents dans la collection du Mamco, à l’occasion des vingt ans du musée, et à un poète disparu.

Il y a tout un tout juste dix ans, en 2004, avait lieu, grâce à la complicité de Christian Bernard, directeur du Mamco et de Marie de Brugerolle, la première rétrospective de Guy de Cointet (1934 – 1983), figure singulière, exilée de France en Californie dans les années 1970 et dont le travail entre sculpture, théâtre et poésie, pose de manière pionnière la question du rôle de l’objet dans son rapport au langage, au corps et à l’inconscient. L’artiste Kirsten Mosher (née en 1963) et le poète Rene Ricard (1946 – 2014) partagent en outre une certaine ex-centricité qui les a fait parfois méconnaître ou reconnaître trop tardivement. Mosher, au travail étrange à partir de gumheads, et Ricard, écrivain du dénuement qui connut Cointet et fut proche de la Factory de Warhol, partagent aussi ce goût des mots, la sensibilité exacerbée des couleurs, la volonté d’être hors cadre.

Marina Faust, Shahryar Nashat, Julien Bismuth, Sophie Bonnet Pourpet et Fabrice Mabîme entretiennent un dialogue avec Cointet, Mosher et Ricard. Les objets animés, les mots à regarder plutôt qu’à lire, la mise en corps de la sculpture, hantent leurs œuvres. De leur côté, Géraldine Singy, Marion Goix et Lou Masduraud ont suivi le workshop « Sculptures sonores » de Robert Wihlite, qui fut le collaborateur de Cointet, à la HEAD – Genève. Enfin, les étudiants de l’atelier Ethiopia/Utopia ont travaillé sur les notions d’objets à penser, à manipuler et à rêver, vecteurs de paroles ou d’actions, visibles ou invisibles, les MacGuffin. La beauté volée, les écritures impossibles, le gris comme socle des couleurs, le son de la pluie d’Ethiopie complètent cette exposition en forme de paysage mental, comme autant d’invitations au voyage, de correspondances entre des époques, des destinées et des envies qui se rejoignent en utopie.

Avec Diego De Atucha, Bianca Benenti, Harold Bouvard, Soraya Cadelli, Claire Chassot, Etienne Chosson, Alexis Chrun, Isaac Contreras, Marion Goix, Romain Grateau, Paul Guian, Aurélie Jacquet, Léa Meier, Nastasia Meyrat, Benjamin Mouly, Pierre Szczepski, Julie Sas, Tina Schwizgebel, Héloïse Verdan, Galaxia Wang, étudiant-e-s, programme Work.Master.