Mabe Bethônico

Mabe Bethônico est une artiste brésilienne qui vit entre Genève et Belo Horizonte. Son travail artistique trouve son origine dans les récits historiques et archives du Brésil colonial. Au cœur de ses travaux, on trouve, entre autres et surtout, l’histoire minière de Minas Gerais. Mabe Bethônico narre les transformations culturelles, politiques et économiques causées par les activités extractivistes au moyen de documents et d’enquêtes de terrain, se concentrant sur les destructions et la vie des travailleurs autour des mines. Elle a travaillé avec des matériaux provenant de collections telles que celles de l’Eisenbibliothek à Schlatt, du Musée d’Ethnographie de Genève, de l’Imperial College de Londres, du musée de géologie de Medellin et d’archives brésiliennes telles que les photographies du secteur minier du Ministère du Travail et de l’Emploi. Mabe est diplômée d’un Master ainsi que d’un doctorat du Royal College of Art de Londres et est membre de World of Matter. www.mabebethonico.online

Kader Attia

Kader Attia a grandi à Paris et en Algérie et vit aujourd’hui à Berlin, Paris et Alger. Avant ses études à Paris et Barcelone, il a passé plusieurs années au Congo et en Amérique du Sud. Son approche interculturelle et interdisciplinaire de la recherche explore les perspectives qu’ont les sociétés de leur histoire, particulièrement en lien avec les expériences de dépossession et de suppression, de violence et de perte, et les traces qu’elles laissent dans la mémoire collective. En 2016, Kader Attia a fondé La Colonie, un espace à Paris qui fournit une agora pour discuter de la décolonisation des savoirs, des attitudes et pratiques pour décompartimenter le savoir à l’aide d’une approche transculturelle, transdisciplinaire et transgénérationnelle. Une exposition personnelle exhaustive de Kader Attia intitulée “Les racines poussent aussi dans le béton” est actuellement visible au MacVal à Vitry-sur-Seine, et fait suite à ses récentes expositions personnelles à la 57ème biennale de Venise ; au Musée Cantonal des Beaux-Arts de Lausanne ; au Beirut Art Center ; à la Whitechappel Gallery de Londres ; au KW Institute for Contemporary Art de Berlin ; à la dOCUMENTA (13) à Kassel. En 2016, Kader Attia a obtenu le prix Marcel Duchamp, suivi, en 2017, du prix de la Fondation Miró de Barcelone et du Yanghyun Art Prize de Seoul.

Patricia Reed

Patricia Reed est artiste, auteur et designer basée à Berlin. Son travail s’intéresse aux relations entre épistémologie, « diagrammatique » et modélisation politique adaptées aux échelles planétaires de cohabitation. Ses textes ont récemment été publiés dans e-flux Architecture ; _AH Journal ; Cold War Cold World (Urbanomic) ; Reinventing Horizons (Tranzitdisplay) ; Moneylab (Inst. Of Networked Cultures) ; and The Neurotic Turn (Repeater Books). Reed fait aussi partie du groupe de travail techno-féministe Laboria Cuboniks.

Çağla E. Aykaç

Çağla E. Aykaç enseigne actuellement au sein des départements de géographie et d’études de genre à l’Université de Genève ainsi qu’au master de recherche CCC à la HEAD Genève. Elle est docteure en sociologie et sa recherche s’intéresse aux mouvements sociaux, aux racismes, aux nationalismes, à l’Islam en Europe et à la Turquie contemporaine.

Ray Brassier

Ray Brassier a obtenu son doctorat en Philosophie à l’Université de Warwick en 2001. De 2002 à 2008, il a été chercheur affilié au Centre de Recherche en Philosophie Moderne Européenne de l’Université de Middlesex. Depuis 2008, il est membre du département de Philosophie à l’Université Américaine de Beyrouth. Il est l’auteur de Nihil Unbound : Enlightenment and Extinction (Palgrave 2007, traduction française a paraître chez PUF en 2017) et le traducteur anglais des écrits d’Alain Badiou et de Quentin Meillassoux. Il travaille actuellement sur un livre intitulé Reasons, Patterns, and Processes.

Nataša Petrešin-Bachelez

Nataša Petrešin-Bachelez est commissaire indépendante, écrivain et rédactrice en chef à Paris (France). Elle est actuellement rédactrice en chef de la plate-forme en ligne de la Confédération européenne des musées L’Internationale (http://www.internationaleonline.org) et a été nommée conservatrice de la prochaine Biennale Contour à Malines. Depuis 2006, elle a coorganisé le séminaire “Quelque chose que vous devez savoir”, EHESS à Paris et est membre du groupe de recherche Traveling féministe dans le cadre du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir. En 2010, elle a été conservatrice associée de The Promises of the Past au Centre Pompidou à Paris et curatrice invitée de Paris Photo. Entre 2010 et 2012, elle a été co-directrice des Laboratoires d’Aubervilliers. Les projets de curation incluent: Show me your archive and I will tell you who is in power, Kiosk, Ghent (2017), Let’s Talk about the Weather. Art and Ecology in a Time of Crisis, Sursock Museum, Beirut (2016), Tales of Empathy, Jeu de Paume, Paris (2014), Resilience, Triennial of Contemporary Art in Slovenia, Museum of Contemporary Art, Ljubljana (2013).. Petrešin-Bachelez a contribué aux magazines e-flux journal, Springerin, Parkett, Bidoun et Sarai Reader. Entre 2012 et 2014, elle a été rédactrice en chef de Manifesta Journal.

Maral Deghati

Maral Deghati est une éditrice-photo, curatrice et chef de projet chevronnée, au parcours international, installée à Paris et à Marseille. Elle a acquis plus de 15 ans d’expérience en tant que photojournaliste et directrice artistique. Multipliant les terrains d’intervention, Maral Deghati a exercé dans l’ensemble des secteurs de l’industrie photo, du reportage à la photographie commerciale, en passant par l’éditorial et la vente. Elle a développé des récits photographiques et multimédia, créés en collaboration avec des reporters-photo du monde entier, prenant pour thèmes les régions en développement et les zones de conflits en Asie, en Afrique et en Europe. Aujourd’hui, Maral Deghati se consacre, en free-lance, à la curation d’expositions de photographie et à l’édition; elle donne des conférences sur le photo-journalisme et co-dirige le festival annuel de la WARM Foundation.

Susan Schuppli

Susan Schuppli est une artiste et chercheuse installée à Londres, dont le travail examine les preuves matérielles dans un éventail de contextes allant des guerres et conflits armés aux désastres environnementaux. Son œuvre a été exposée en Europe et en Asie, au Canada ainsi qu’aux États-Unis. Elle est l’auteure de nombreuses publications de sciences politiques et des médias et fera prochainement paraître Material Witness aux éditions MIT Press. Susan Schuppli enseigne à Goldsmiths en qualité de maître de conférence. Elle a précédemment collaboré au programme Forensic Architecture-ERC en tant que chercheuse associée. Le prix ICP Infinity Award lui a été décerné en 2016.

Charles Heller

Charles Heller est un chercheur et vidéaste installé à Genève, dont le travail privilégie depuis longtemps le thème des politiques migratoires au sein de l’Europe et à ses marges. En 2011, il a co-fondé le projet de recherche Forensic Oceanography qui enquête de manière critique sur les conséquences mortelles des régimes frontaliers militarisés et des politiques migratoires dans la région de la mer Méditerranée. Il a également participé à la fondation de la plateforme WatchTheMed en 2012. Charles Heller a récemment réalisé la vidéo Liquid Traces (2014) et le rapport Death by Rescue ainsi que la vidéo éponyme. Il a collaboré en qualité de chercheur associé au programme Forensic Architecture (sous la tutelle du Centre for Research Architecture à Goldsmiths-University of London). Il poursuit actuellement ses recherches post-doctorales avec le soutien du Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS). Il a obtenu son diplôme de Master au CCC en 2005.

Fabien Giraud

Fabien Giraud est artiste. Depuis 2007, il collabore avec l’artiste et cinéaste Raphaël Siboni, avec qui il a exposé en France et à l’étranger (Palais de Tokyo – 2008, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris – 2009, Santa Fe Biennial – 2008, Moscow Biennial – 2009, Sharjah Art Foundation – 2013, Biennale de Lyon – 2015). Depuis 2014, leur nouvelle série d’œuvres intitulée The Unmanned a fait l’objet d’expositions monographiques au Luxembourg (Casino Luxembourg), au Canada (Vox) et en France (Centre International d’Art et du Paysage de l’Ile de Vassivière).

En 2011, il a initié avec Ida Soulard la série de séminaires et de workshops intitulée La Matière de la Contradiction, visant à questionner le concept géologique d’anthropocène et ses conséquences pour la théorie de l’art. En 2012, ils ont co-initié la plateforme de recherche et la revue Glass Bead. Ils collaborent actuellement à l’écriture d’un livre intitulé The Marfa Stratum (La Strate Marfa)