Jonas Staal

Jonas Staal est artiste. Son travail traite des relations entre art, propagande et démocratie. Il est le fondateur de l’organisation artistique et politique New World Summit (depuis 2012) et de la campagne New Unions (depuis 2016). Il a co-fondé avec le BAK, Utrecht, la New World Academy (2013-16), il dirige actuellement, avec Florian Malzacher, le camp d’entraînement utopique Training for the Future (depuis 2018) et, avec Laure Prouvost, est le co-administrateur de l’Obscure Union (depuis 2017). Ses récents projets d’exposition comprennent Art of the Stateless State (Moderna Galerija, Ljubljana, 2015), After Europe (State of Concept, Athens, 2016), The Scottish-European Parliament (CCA, Glasgow, 2018) et Museum as Parliament (avec la Fédération Démocratique du Nord de la Syrie, Van Abbemuseum, Eindhoven, 2018-aujourd’hui). Son travail a été exposé dans différents lieux tels que le Stedelijk Museum d’Amsterdam et le Moderna Museet de Stockholm, ainsi que la 7ème Biennale de Berlin (2012), la 31ème Biennale de São Paulo (2014), la Triennale d’Architecture d’Oslo (2016) et la Biennale de Varsovie (2019). Son travail a récemment été publié dans Nosso Lar, Brasília (Jap Sam Books, 2014), Stateless Democracy (co-édité avec Dilar Dirik et Renée In der Maur, BAK, 2015), Steve Bannon: A Propaganda Retrospective (Het Nieuwe Instituut, 2018) et Propaganda Art in the 21st Century (The MIT Press, 2019). Staal a obtenu un doctorat sur l’art et la propagande du programme doctoral en art et en design de l’Université de Leiden, Pays-Bas.

Angela Dimitrakaki

Angela Dimitrakaki est maître de conférences en histoire et théorie de l’art contemporain à l’Université d’Edimbourg, où elle dirige également le Master Art moderne et contemporain. Auteure d’articles, d’essais et de livres sur des sujets tels que la mondialisation, le travail, le genre, la reproduction sociale, la démocratie, l’antifascisme et l’institution artistique, elle a co-édité le numéro spécial «Antifascisme / Art / Théorie» pour Third Text en 2019 et «Reproduction sociale et art» pour la même revue en 2017. Elle est correspondante de la revue Historical Materialism et co-organisatrice du flux féministe marxiste pour la conférence annuelle de la revue à Londres. Elle travaille actuellement sur un livre intitulé Feminism, Art, Capitalism.

Bureau de Crise

Bureau de Crise est une plateforme de recherche ouverte et collaborative d’artistes, d’ingénieurs et de psychologues (basées à Genève) qui cartographient les questions de vie privée dans notre société numérique gouvernée par les lois opaques du capitalisme de surveillance. Notre pratique artistique vise à renforcer les connaissances des usagers en protégeant leurs données des mécanismes obscurs de la marchandisation des comportements et de la manipulation des données. BC cherche à cultiver un sens de l’autonomie basé sur des aspirations aux libertés individuelles et collectives dans notre monde numérique. Nous opérons avec la nécessité d’amener, au sein des institutions culturelles et artistiques, des débats critiques sur les effets des technologies de surveillance de l’Internet, tout en collaborant avec des communautés critiques qui travaillent sur des stratégies de résistance. Pour contribuer à l’appel urgent de la résistance à la surveillance mondiale, Bureau de Crise organise des workshops, des conférences et d’autres événements ouverts et gratuits dans lesquels nous invitons des artistes, des militants, des chercheurs, des hackers et des ONG à partager leurs connaissances, leurs perspectives et leurs pratiques d’autonomisation. www.bureaudecrise.org

Mabe Bethônico

Mabe Bethônico est une artiste brésilienne qui vit entre Genève et Belo Horizonte. Son travail artistique trouve son origine dans les récits historiques et archives du Brésil colonial. Au cœur de ses travaux, on trouve, entre autres et surtout, l’histoire minière de Minas Gerais. Mabe Bethônico narre les transformations culturelles, politiques et économiques causées par les activités extractivistes au moyen de documents et d’enquêtes de terrain, se concentrant sur les destructions et la vie des travailleurs autour des mines. Elle a travaillé avec des matériaux provenant de collections telles que celles de l’Eisenbibliothek à Schlatt, du Musée d’Ethnographie de Genève, de l’Imperial College de Londres, du musée de géologie de Medellin et d’archives brésiliennes telles que les photographies du secteur minier du Ministère du Travail et de l’Emploi. Mabe est diplômée d’un Master ainsi que d’un doctorat du Royal College of Art de Londres et est membre de World of Matter. www.mabebethonico.online

Kader Attia

Kader Attia a grandi à Paris et en Algérie et vit aujourd’hui à Berlin, Paris et Alger. Avant ses études à Paris et Barcelone, il a passé plusieurs années au Congo et en Amérique du Sud. Son approche interculturelle et interdisciplinaire de la recherche explore les perspectives qu’ont les sociétés de leur histoire, particulièrement en lien avec les expériences de dépossession et de suppression, de violence et de perte, et les traces qu’elles laissent dans la mémoire collective. En 2016, Kader Attia a fondé La Colonie, un espace à Paris qui fournit une agora pour discuter de la décolonisation des savoirs, des attitudes et pratiques pour décompartimenter le savoir à l’aide d’une approche transculturelle, transdisciplinaire et transgénérationnelle. Une exposition personnelle exhaustive de Kader Attia intitulée “Les racines poussent aussi dans le béton” est actuellement visible au MacVal à Vitry-sur-Seine, et fait suite à ses récentes expositions personnelles à la 57ème biennale de Venise ; au Musée Cantonal des Beaux-Arts de Lausanne ; au Beirut Art Center ; à la Whitechappel Gallery de Londres ; au KW Institute for Contemporary Art de Berlin ; à la dOCUMENTA (13) à Kassel. En 2016, Kader Attia a obtenu le prix Marcel Duchamp, suivi, en 2017, du prix de la Fondation Miró de Barcelone et du Yanghyun Art Prize de Seoul.

Patricia Reed

Patricia Reed est artiste, auteur et designer basée à Berlin. Son travail s’intéresse aux relations entre épistémologie, « diagrammatique » et modélisation politique adaptées aux échelles planétaires de cohabitation. Ses textes ont récemment été publiés dans e-flux Architecture ; _AH Journal ; Cold War Cold World (Urbanomic) ; Reinventing Horizons (Tranzitdisplay) ; Moneylab (Inst. Of Networked Cultures) ; and The Neurotic Turn (Repeater Books). Reed fait aussi partie du groupe de travail techno-féministe Laboria Cuboniks.

Çağla E. Aykaç

Çağla E. Aykaç enseigne actuellement au sein des départements de géographie et d’études de genre à l’Université de Genève ainsi qu’au master de recherche CCC à la HEAD Genève. Elle est docteure en sociologie et sa recherche s’intéresse aux mouvements sociaux, aux racismes, aux nationalismes, à l’Islam en Europe et à la Turquie contemporaine.

Ray Brassier

Ray Brassier a obtenu son doctorat en Philosophie à l’Université de Warwick en 2001. De 2002 à 2008, il a été chercheur affilié au Centre de Recherche en Philosophie Moderne Européenne de l’Université de Middlesex. Depuis 2008, il est membre du département de Philosophie à l’Université Américaine de Beyrouth. Il est l’auteur de Nihil Unbound : Enlightenment and Extinction (Palgrave 2007, traduction française a paraître chez PUF en 2017) et le traducteur anglais des écrits d’Alain Badiou et de Quentin Meillassoux. Il travaille actuellement sur un livre intitulé Reasons, Patterns, and Processes.

Nataša Petrešin-Bachelez

Nataša Petrešin-Bachelez est commissaire indépendante, écrivain et rédactrice en chef à Paris (France). Elle est actuellement rédactrice en chef de la plate-forme en ligne de la Confédération européenne des musées L’Internationale (http://www.internationaleonline.org) et a été nommée conservatrice de la prochaine Biennale Contour à Malines. Depuis 2006, elle a coorganisé le séminaire “Quelque chose que vous devez savoir”, EHESS à Paris et est membre du groupe de recherche Traveling féministe dans le cadre du Centre audiovisuel Simone de Beauvoir. En 2010, elle a été conservatrice associée de The Promises of the Past au Centre Pompidou à Paris et curatrice invitée de Paris Photo. Entre 2010 et 2012, elle a été co-directrice des Laboratoires d’Aubervilliers. Les projets de curation incluent: Show me your archive and I will tell you who is in power, Kiosk, Ghent (2017), Let’s Talk about the Weather. Art and Ecology in a Time of Crisis, Sursock Museum, Beirut (2016), Tales of Empathy, Jeu de Paume, Paris (2014), Resilience, Triennial of Contemporary Art in Slovenia, Museum of Contemporary Art, Ljubljana (2013).. Petrešin-Bachelez a contribué aux magazines e-flux journal, Springerin, Parkett, Bidoun et Sarai Reader. Entre 2012 et 2014, elle a été rédactrice en chef de Manifesta Journal.

Maral Deghati

Maral Deghati est une éditrice-photo, curatrice et chef de projet chevronnée, au parcours international, installée à Paris et à Marseille. Elle a acquis plus de 15 ans d’expérience en tant que photojournaliste et directrice artistique. Multipliant les terrains d’intervention, Maral Deghati a exercé dans l’ensemble des secteurs de l’industrie photo, du reportage à la photographie commerciale, en passant par l’éditorial et la vente. Elle a développé des récits photographiques et multimédia, créés en collaboration avec des reporters-photo du monde entier, prenant pour thèmes les régions en développement et les zones de conflits en Asie, en Afrique et en Europe. Aujourd’hui, Maral Deghati se consacre, en free-lance, à la curation d’expositions de photographie et à l’édition; elle donne des conférences sur le photo-journalisme et co-dirige le festival annuel de la WARM Foundation.