Geocinema

Geocinema (Solveig Qu Suess, Asia Bazdyrieva) est un collectif qui explore les possibilités d’une notion “planétaire” du cinéma. Leur pratique s’intéresse à la compréhension et à la perception de la terre tout en étant sur le terrain, dans le cadre de processus de création d’images et de sens largement distribués. Leur travail a été présenté à l’échelle internationale, notamment dans le cadre de leurs expositions personnelles Making of Earths au Kunsthall Trondheim (2020) et au Kahan Art Space Vienna (2022) et d’expositions collectives telles que Critical Zones au ZKM Karlsruhe (2020-21), Re-thinking Collectivity à la Guangzhou Image Triennale et Sensing Scale à la Kunsthalle Münster (2021). Ils étaient les Digital Earth Fellows 2018-19 et ont été nominés pour le prix Schering Stiftung pour la recherche artistique (2020). 

Maria Lind

Maria Lind est une curatrice, écrivaine et éducatrice basée à Stockholm. Elle occupe actuellement le poste de conseillère culturelle à l’ambassade de Suède à Moscou. Elle a été directrice du Tensta konsthall de Stockholm de 2011 à 2018, directrice artistique de la 11e Biennale de Gwangju, directrice du programme d’études supérieures du Center for Curatorial Studies du Bard College (2008-2010) et directrice d’Iaspis à Stockholm (2005-2007). De 2002 à 2004, elle a été directrice du Kunstverein München et, en 1998, co-commissaire de la biennale itinérante d’Europe, Manifesta 2, au Luxembourg. En 2015, elle a été commissaire de Future Light pour la première Biennale de Vienne, et en 2019, elle a été co-commissaire de la Biennale Art Encounters à Timisoara. Elle a beaucoup enseigné depuis le début des années 1990, notamment en tant que professeur de recherche artistique à l’Académie d’art d’Oslo 2015-18. Elle est actuellement chargée de cours au CuratorLab de Konstfack. Elle a largement contribué à des journaux, magazines, catalogues et autres publications. Elle a reçu en 2009 le prix Walter Hopps pour ses réalisations en tant que conservatrice. En 2010, Selected Maria Lind Writing a été publié par Sternberg Press, et Seven Years : The Rematerialization Art de 2011 à 2017 est paru à l’automne 2019. En 2021, Konstringar : Vad gör samtidskonsten ? a été publié par Natur & Kultur. Musée Tensta : Reports from New Sweden (2021) et The New Model (2020) sont deux publications reflétant des projets à long terme à Tensta konsthall, toutes deux publiées par le centre d’art et Sternberg Press.

Saba Innab

Saba Innab a une pratique multidisciplinaire d’architecture, d’artiste et de chercheuse urbaine. Sa pratique s’étend sur la recherche historique, le dessin, le mapping, le maquettisme et l’intervention spatiale. Innab explore des états suspendus entre temporalité et permanence, et est concernée avec des notions variables de logements et de constructions ainsi que leurs implications politiques spatiales et poétiques dans le langage et l’architecture. En 2019, elle a cofondé OPPA (on/pre/post act), un collectif de recherche et d’architecture basé en grande partie à Amman. Innab a participé au expositions : Transition Exhibition, Berlin, 2021; 57th edition of Carnegie International, Carnegie Museum, Pittsburgh, 2018; Biennale d’Architecture d’Orléans, Frac Centre-Val de Loire, Orléans, 2017; Marrakech Biennial, Marrakech, 2016, et ses expositions personnelle les plus récentes sont: Station Point, ifa-Galerie, Berlin, 2019; Al Rahhalah, Marfa’, Beirut, 2016. Innab a été membre de DAAD Artists-in-Berlin en 2020-2021.

Paz Guevara

Paz Guevara est une curatrice, chercheuse et autrice. Depuis 2015 elle travaille au Haus der Kulturen der Welt – HKW à Berlin où elle collabore sur le projet à long terme Kanon-Fragen qui questionne les récits culturels dominants. Dans ce contexte, elle a curaté Afro-Sonic Mapping. Tracing Aural Histories via sonic Transmigrations de l’artiste et musicien Satch Hoyt (2019) et co-curaté Parapolitics: Cultural Freedom and the Cold War (2017-18). Actuellement, elle est curatrice de Transition Exhibition qui se confronte à l’héritage coloniale des collections du Brücke-Museum à Berlin. En 2011 et 2013, elle a co-curaté le pavillon de l’Amérique Latine à la Biennale de Venise. Guevara a mené plusieurs conversations avec des praticiens dans la culture; plus récemment elle a publié un conversation avec Mapuche Elicura Chihuailaf (NIRIN NGAAY, Biennale of Sydney, 2020). Elle fait aussi partie de l’ensemble curatorial à la maison d’édition indépendante et espace d’art Archive, où elle co-curate le projet Publishing Practices. Guevara donne régulièrement des conférences sur “Exhibition Histories” au MA de Raumstrategien au Weißensee Kunsthochschule à Berlin.

Fatima Wegmann

Fatima Wegmann est une artiste, chercheuse et DJ (aka ven3mo) basée à Geneva. Elle s’intéresse à l’exploration des notions de transformation et d’enchantement à travers une pratique pluridisciplinaire entremêlée de poésie, de musique et de science-fiction. Cela lui permet d’investir un espace d’expérimentation à la recherche de discours émancipateurs et de processus de guérison. Lors de ses performances, elle aime créer ses propres récits en jouant sur des contradictions telles que utopie/dystopie, science/magie, histoire/mythologie, fantaisie/réalité, comme vecteurs d’interconnectivité et de libération collective de l’imaginaire. En 2019 elle est diplomée du programme de Master CCC de la HEAD Genève.

Chino Amobi

Né de parents d’origine nigériane dans le sud des États-Unis (b. 1984, Tuscaloosa, Alabama), et basé à Richmond, en Virginie, Amobi fait le pont entre les domaines de l’art contemporain, de la musique électronique, de la littérature, du cinéma et de la mode avec une facilité expérimentale. Le fait de travailler sur ces plateformes augmente la richesse de chaque média ; indissociables, ils se dissolvent ensemble dans l’unité.

Iyapo Repository (Salome Asega + Ayodamola Tanimowo Okunseinde)

Iyapo Repository (Salome Asega + Ayodamola Tanimowo Okunseinde) est une bibliothèque de ressources qui abrite une collection d’artefacts numériques et physiques créés pour affirmer et projeter l’avenir des personnes d’origine africaine. La collection est gérée et développée dans le cadre d’une série d’ateliers où les participant·e·x·s deviennent les archivistes d’un avenir qu’iels envisagent. La bibliothèque de ressources organise des ateliers au cours desquels les participant·e·x·s esquissent et prototypent rapidement les futurs artefacts dans des domaines tels que la nourriture, la musique, la politique et la mode. Ces esquisses constituent une collection de manuscrits. Le Repository travaille ensuite à donner vie à quelques-uns de ces artefacts. Ils deviennent technologiquement fonctionnels tout en restant fidèles aux plans originaux des participant·e·x·s. En plus de la collection d’art et d’artefacts, Iyapo Repository héberge également des manuscrits, des films et des livres rares.

Salome Asega est une artiste et chercheuse basée à Brooklyn, NY. Salome a participé à des résidences et des bourses avec Eyebeam, New Museum, The Laundromat Project et Recess. Elle a exposé à la Biennale de Shanghai, au MoMA, à la Carnegie Library, au August Wilson Center, au Knockdown Center, etc. Elle a également fait des présentations et des conférences à Performa, EYEO, Brooklyn Museum, MIT Media Lab, NYU, et bien d’autres encore. Salome est actuellement membre du réseau d’artistes et d’organisations des nouveaux médias de la Ford Foundation Technology Fellow. Elle siège aux conseils d’administration du National Performance Network et de POWRPLNT, un collaborateur d’art numérique pour les jeunes. Salome a reçu son MFA de Parsons à la New School in Design and Technology où elle donne des cours sur la conception spéculative et les méthodologies de conception participative.

Ayodamola Okunseinde est un artiste, anthropologue culturel, éducateur et voyageur dans le temps nigérian-américain qui vit et travaille à New York. Ses œuvres vont de la peinture et de la conception spéculative à des œuvres physiquement interactives, des technologies portables et des explorations de la Réhabilitation. Il a exposé et présenté ses oeuvres notamment à la  11ème Biennale de Shanghai, Tribeca Storyscapes, au  EYEO Festival, Brooklyn Museum, M.I.T. Beyond the Cradle, et Afrotectopia. Okunseinde est titulaire d’un MFA en design et technologie de la Parsons School of Design, où il est professeur adjoint en design d’interaction et de médias.

Jonas Staal

Jonas Staal est artiste. Son travail traite des relations entre art, propagande et démocratie. Il est le fondateur de l’organisation artistique et politique New World Summit (depuis 2012) et de la campagne New Unions (depuis 2016). Il a co-fondé avec le BAK, Utrecht, la New World Academy (2013-16), il dirige actuellement, avec Florian Malzacher, le camp d’entraînement utopique Training for the Future (depuis 2018) et, avec Laure Prouvost, est le co-administrateur de l’Obscure Union (depuis 2017). Ses récents projets d’exposition comprennent Art of the Stateless State (Moderna Galerija, Ljubljana, 2015), After Europe (State of Concept, Athens, 2016), The Scottish-European Parliament (CCA, Glasgow, 2018) et Museum as Parliament (avec la Fédération Démocratique du Nord de la Syrie, Van Abbemuseum, Eindhoven, 2018-aujourd’hui). Son travail a été exposé dans différents lieux tels que le Stedelijk Museum d’Amsterdam et le Moderna Museet de Stockholm, ainsi que la 7ème Biennale de Berlin (2012), la 31ème Biennale de São Paulo (2014), la Triennale d’Architecture d’Oslo (2016) et la Biennale de Varsovie (2019). Son travail a récemment été publié dans Nosso Lar, Brasília (Jap Sam Books, 2014), Stateless Democracy (co-édité avec Dilar Dirik et Renée In der Maur, BAK, 2015), Steve Bannon: A Propaganda Retrospective (Het Nieuwe Instituut, 2018) et Propaganda Art in the 21st Century (The MIT Press, 2019). Staal a obtenu un doctorat sur l’art et la propagande du programme doctoral en art et en design de l’Université de Leiden, Pays-Bas.

Angela Dimitrakaki

Angela Dimitrakaki est maître de conférences en histoire et théorie de l’art contemporain à l’Université d’Edimbourg, où elle dirige également le Master Art moderne et contemporain. Auteure d’articles, d’essais et de livres sur des sujets tels que la mondialisation, le travail, le genre, la reproduction sociale, la démocratie, l’antifascisme et l’institution artistique, elle a co-édité le numéro spécial «Antifascisme / Art / Théorie» pour Third Text en 2019 et «Reproduction sociale et art» pour la même revue en 2017. Elle est correspondante de la revue Historical Materialism et co-organisatrice du flux féministe marxiste pour la conférence annuelle de la revue à Londres. Elle travaille actuellement sur un livre intitulé Feminism, Art, Capitalism.

Bureau de Crise

Bureau de Crise est une plateforme de recherche ouverte et collaborative d’artistes, d’ingénieurs et de psychologues (basées à Genève) qui cartographient les questions de vie privée dans notre société numérique gouvernée par les lois opaques du capitalisme de surveillance. Notre pratique artistique vise à renforcer les connaissances des usagers en protégeant leurs données des mécanismes obscurs de la marchandisation des comportements et de la manipulation des données. BC cherche à cultiver un sens de l’autonomie basé sur des aspirations aux libertés individuelles et collectives dans notre monde numérique. Nous opérons avec la nécessité d’amener, au sein des institutions culturelles et artistiques, des débats critiques sur les effets des technologies de surveillance de l’Internet, tout en collaborant avec des communautés critiques qui travaillent sur des stratégies de résistance. Pour contribuer à l’appel urgent de la résistance à la surveillance mondiale, Bureau de Crise organise des workshops, des conférences et d’autres événements ouverts et gratuits dans lesquels nous invitons des artistes, des militants, des chercheurs, des hackers et des ONG à partager leurs connaissances, leurs perspectives et leurs pratiques d’autonomisation. www.bureaudecrise.org