Séminaire public

2018-19

CCC PUBLIC THOUGHT

En 2018/19, le Master de Recherche CCC inaugurera le Moment de réflexion public du CCC qui servira de plateforme publique pour les diverses activités transversales des étudiants, des membres de l’équipe, des invités et des collaborations (para-)institutionnelles. Il consiste en une forme réduite de l’ancien séminaire public Navigating Turbulence. Toutefois, le CCC continue d’associer l’année académique à un terme en particulier, qui ne fait pas office de thème mais plutôt de problématique au travers de laquelle penser les conditions constitutives de la contemporanéité. En 2018/19, c’est le terme de data behaviourism qui résonnera, terme qu’Antoinette Rouvroy propose pour analyser les limites de la critique en regard de la société de données (‘data society’, Matteo Pasquinelli), ou techno-fascisme ou ‘franken-algorithm’ (Andrew Smith). Le Moment de réflexion public du CCC aura lieu quatre fois cette année. Les activités transversales seront rattachées aux séminaires, ou pas.

2017-18
On Practices

La figure de la “recherche” porte un poids historique. Il fut un temps où elle offrait la promesse révolutionnaire d’endiguer les forces oppressives de la bête culturo-industrielle qu’est l’art contemporain. Les actions, alors subversives, alternatives et politiques réalisées dans les contre-espaces publics semblent constituer désormais les nouveaux standards institutionnels au sein du paysage académique et des expositions.
Dorénavant, dans le monde artistique, “recherche” est le mot magique pour accéder à tout programme d’étude, toute biennale, bourse doctorale, pour réformer le musée, obtenir des fonds ou demander des frais d’écolage aux étudiants. Mettons-nous au travail pour réarticuler les politiques de la “recherche” en discutant de pratiques de “recherche” et en les implémentant. Ayons à l’esprit un réseau de pratiques qui naît de la complexité de la vie : du langage, du genre, des questions raciales, de classe, de la sexualité, de la géopolitique, de l’éducation, du savoir, du climat, de l’écologie, de l’informatique, de l’économie, de la mobilité, des récits irrésolus et – de l’amour. Souhaitons ne pas hiérarchiser ces pratiques. Investiguons plutôt comment ces pratiques traitent le savoir de sorte à faire émerger de nouvelles pensées : que cela demande-t-il d’écouter, d’habiter un espace de non-savoir, d’affranchir la critique, de changer la culpabilité en solidarité et la honte en politique, d’affronter les politiques aliénantes, de partager la peur et l’intimité de la lecture, de s’engager dans la théorie sans la Théorie et de dé-historiciser l’histoire par des récits contemporains qui comptent pour le monde migratoire, pour une planète en location et les réalités virtuelles?

2016-17
Navigating Turbulences