Festival Histoire et Cité - Histoires d’eaux

  • Du 27 au 30 mars 2019

Cette année encore, le Département Cinéma de la HEAD – Genève est l’un des partenaires privilégiés du Festival Histoire et Cité. Le DC propose trois films incontournables sur notre rapport à l’eau : Fuocoammare, par-delà Lampedusa de Gianfranco Rossi (2016), Leviathan de Verena Paravel et Lucien Castaing-Taylor (2012) et Sud eau nord déplacer d’Antoine Boutet (2014).

Histoire et Cité s’empare cette année des « Histoires d’eaux ». Indispensable à la vie, l’eau a influencé le développement des sociétés humaines, leurs migrations et la manière dont elles se sont pensées. De l’installation des premiers campements paléolithiques à proximité des points d’eau aux rivalités entre peuples pour le contrôle des oasis, des rivières et des ports, des premiers travaux d’irrigation et d’aménagement des fleuves à l’émergence des grandes civilisations, les enjeux aquatiques sont déterminants et toujours d’actualité.

Programme complet du festival

Jeudi 28 mars, 20h30, Cinémas du Grütli
Fuocoammare. Par-delà Lampedusa de Gianfranco Rosi (IT/FR, 2016, 118’)
En 2010, des centaines de migrants débarquent sur l’île italienne de Lampedusa. Comment raconter cette histoire d’une actualité quotidienne, la rencontre des arrivants et des habitants, le choc des cultures, des souffrances, des espérances ? Grâce à une hybridation remarquable entre ancrage documentaire et ambition fictionnelle, le film livre la profonde humanité qui se joue dans ces événements tragiques. Un docteur dispense les premiers secours aux réfugiés et soigne un jeune adolescent de l’île souffrant des yeux. La force du regard porté sur ces histoires et le récit qui en découle cherchent à prendre la mesure à l’échelle individuelle et collective de cette catastrophe humanitaire.
La projection est suivie d’un débat avec Jean Perret et Gianfranco Rosi.

Samedi 30 mars, 11h, Cinémas du Grütli
Leviathan de Lucien Castaing-Taylor et Verena Paravel (FR/GB/US, 2012, 87’)
La pêche en mer est une activité spectaculaire, à nulle autre pareille, lorsqu’elle est filmée au coeur de l’action. Le corps à corps entre des pêcheurs en Amérique du Nord, engagés jour et nuit à bord d’un chalutier de pêche industrielle, et les poissons, la mer, le vent, les embruns, est sensoriellement perceptible et réserve au spectateur une expérience exceptionnelle. Un ensemble de toutes petites caméras GoPro sont placées sur le bateau, dans l’eau, vers le ciel. Les images filmées au plus près des hommes à la tâche, des poissons à l’agonie, saisissent les gestes de la violence et de la prédation de l’activité humaine, dont les goélands sont les témoins avides. Une symphonie étourdissante.
La projection est suivie d’un débat avec Bertrand Bacqué, Lucien Castaing-Taylor, Verena Paravel et Jean Perret.

Samedi 30 mars, 19h15, Cinémas du Grütli
Sud eau nord déplacer d’Antoine Boutet (FR/CN, 2014, 110’)
Suite à une idée avancée par le président Mao Zedong en 1952, le gouvernement chinois relance aujourd’hui le plus gros chantier de transfert d’eau au monde. L’objectif : remédier à la pénurie dans le nord de la Chine et notamment à Pékin, en acheminant 44 milliards de mètres cubes d’eau du sud vers le nord du pays. Ce gigantesque chantier bouleverse non seulement les paysages et les écosystèmes, mais a aussi pour conséquence le déplacement de populations. Lors du débat, nous aborderons l’impact écologique et humain de cette entreprise hors norme, le face-à-face entre un État tout puissant, quelques personnes d’exception (blogueurs, intellectuels ou associations) et les populations encore peu outillées pour ce genre d’affrontement.
La projection est suivie d’un débat avec Bertrand Bacqué, Antoine Boutet et Basile Zimmermann.

publié le 24 mars 2019

modifié le 25 mars 2019