6 et 9 novembre 2009 - Rencontre avec Richard Dindo, réalisateur

19 heures - Salle de Projection - rue Général Dufour 2

Né en 1944, Richard Dindo vit entre Zurich et Paris. Depuis, il a tourné plus d’une vingtaine de films traitant de la
mémoire et de la façon de relater des faits historiques ou biographiques, retraçant ainsi la vie de nombreux artistes ou
révolutionnaires : Max Frisch Journal I-III (1981), Arthur Rimbaud, une biographie (1991), Ernesto Che Guevara,
le journal de Bolivie (1994) ou Genet à Chatila (1999). Il s’intéresse aussi à des personnages moins connus, rebelles ou
victimes d’injustices, dont il recueille les témoignages, notamment dans Dani, Michi, Renato & Max (1987) ou dans
Charlotte ou la vraie vie (1992). Il a également réalisé plusieurs documentaires sur des épisodes controversés de l’histoire
suisse, dont L’affaire Grüninger, meilleur documentaire suisse en 1998. La même année, il entreprenait une trilogie consa-
crée aux Hôpitaux Universitaires de Genève : HUG (1998), La maladie de la mémoire (2002) et Trois jeunes femmes
(2004). Cet été, Richard Dindo a présenté son dernier film Les rêveurs de Mars au festival de Locarno.
Outre la première genevoise des Rêveurs de Mars, nous parcourons deux jours durant, et en la présence du cinéaste zuri-
chois, trois de ses œuvres récentes afin de préciser son approche, son écriture et sa vision du monde.


vendredi 6 novembre, 18h

(en l’absence du réalisateur)
Ernesto Che Guevara, le journal de Bolivie
de Richard Dindo, Suisse-France, 1994, 1h32min


lundi 9 novembre, 19h

Les rêveurs de Mars de Richard Dindo, Suisse-France, 2009, 1h23min

« J’ai toujours aimé l’Amérique et ‹les images américaines›, la ‹visualité américaine›, l’optimisme et
l’‹émotionalité› américains (je ne parle pas de politique ou d’idéologie), ainsi qu’un certain cinéma améri-
cain des années 40 et 50 surtout. J’ai toujours eu envie de faire un jour un film aux Etats-Unis et d’y filmer
des gens et des paysages. J’ai toujours aussi été fasciné par la planète Mars et par la possibilité d’une vie
extraterrestre. Ayant souvent fait des films sur des rebelles et des résistants, j’aime également les rêveurs
et les utopistes. Car c’est à peu près la même chose. Et dans les deux cas, il y a la probabilité de l’échec et
de la déception. Les premiers, je les ai souvent filmés avec un air de mélancolie et de deuil, étant donné
les défaites qu’ils ont traversées. Ces ‹utopistes› et rêveurs américains, je les ai regardés et écoutés avec
l’habituelle sympathie que je porte à tous mes personnages, mais cette fois aussi avec un brin d’humour et
d’ironie. » Richard Dindo

publié le 3 novembre 2009

modifié le 8 mai 2011