Le vent nous emportera d’Abbas Kiarostami

Cours : Histoire et esthétique du cinéma - Bertrand Bacqué

Semestre d’automne 2017, GD, salle de projection

Cours-séminaire : l’Essai, une forme qui pense…
Dans ce cours-séminaire, nous aimerions nous pencher plus précisément sur l’essai, cette « forme qui pense » selon Jean-Luc Godard. Des sources littéraires et philosophiques (Montaigne, Lukács, Adorno…) en passant par les pionniers du « genre » (Griffith, Richter, Vertov…), nous étudierons une série d’œuvres clés signées Marker, Resnais, Pollet, Pasolini, Godard, Péléchian, Solanas, Farocki, Sokourov, Varda ou Des Pallières… Pour ce faire, nous nous appuierons, entre autres, sur Jeux sérieux, Cinéma et art contemporains transforment l’essai (HEAD – Genève/Mamco, 2015) qui propose une généalogie et une cartographie inédite de cette forme à nulle autre pareille.

Cours : La poétique des auteurs – I
Afin de renouveler l’approche de l’histoire du cinéma, nous nous proposons de présenter un cinéaste par cours, façon de traverser les grands courants et les grandes cinématographies nationales d’une manière différente. De Griffith à Rossellini, il s’agira à chaque fois d’envisager la genèse d’une écriture cinématographique et de voir comment une forme fait sens dans telle ou telle œuvre, tout en s’affranchissant des codes esthétiques dominants. Nous analyserons des séquences clés de leurs principaux films sans oublier d’évoquer les dimensions historiques, techniques et économiques qui les ont vu naître. Le cours sera suivi par la projection d’un long métrage du cinéaste évoqué. La présentation de ce film sera assurée par un-e étudiant-e.

Cours-séminaire : Abbas Kiarostami, une poétique de l’image
A mi-chemin entre Orient et Occident, tradition et modernité, fiction et documentaire, l’œuvre cinématographique d’Abbas Kiarostami (1940 – 2016) est l’une des plus importantes du XXe siècle. Poète, photographe et cinéaste, il a fait ses premières armes dans la publicité, avant de travailler pendant dix ans pour le KANUM (Institut pour le développement intellectuel des enfants et des jeunes adultes), dans le cadre duquel il réalise de nombreux courts et moyens métrages qui sont autant de fables morales. La reconnaissance internationale viendra avec la « trilogie Koker » (Où est la maison de mon ami, 1987, Et la vie continue, 1992, A travers les oliviers, 1994). Ten (2002) par son utilisation des petites caméras marquera un véritable tournant dans sa carrière. Nous parcourons l’ensemble de son œuvre en insistant sur ses principaux longs métrages, présentés à chaque fois par un-e étudiant-e.

Poussières d'Amérique d'Arnaud des Pallières

Poussières d’Amérique d’Arnaud des Pallières