Dominique Païni invité du cycle de conférences de la HEAD « Le commerce des images »

Une initiative de la filière Arts Visuels et du Département Cinéma/cinéma du réel - En dialogue avec Bertrand Bacqué

  • mercredi 6 avril 2016 – 18:30
    HEAD – Genève, Bd Helvétique 9, salle de conférence, 2e étage, salle 25

Dominique Païni

« Exposer le cinéma : un nouvel espace critique »

Dans les années 1990, les cinémathèques ont pris soudainement la mesure qu’elles devaient s’adapter au monde contemporain pour continuer leur vocation muséale. Parallèlement, la possibilité de reproduire et de numériser a permis, non plus seulement de projeter mais également d’exposer les films.

Certains, dont je fis partie, ont souhaité proposer au public une entrée dans les films en usant d’un médium ancien : l’exposition. On a donc recouru en cinéma, à un moment donné de ces années récentes, à une pratique traditionnelle des « beaux-arts » pour accomplir une pratique inédite. Inédite ? Voire…

Le cinéma ayant conquis son procédé de reproduction vidéo-numérique, de plus en plus étranger à l’original en cinéma qu’est le négatif, les films ont paradoxalement accédé au statut définitif d’œuvres d’art. (D.P.)

Dominique Païni
L’essentiel de sa vie professionnelle fut très largement consacrée à la diffusion de la culture cinématographique et à la recherche esthétique pour ce média le plus représentatif du XXe siècle.
Son ouverture à l’histoire de l’art le conduisit à la fin des années 80 au Musée du Louvre. Il produisit des séries de télévision à vocation grand public (Palettes, La Ville Louvre, etc.). Durant les années 90, il fut appelé à la direction de la Cinémathèque française. Puis, le Centre Pompidou l’accueillit comme Directeur. Parallèlement, il fut le commissaire, en France et en Amérique du Nord, d’expositions d’envergure internationale aux concepts novateurs dont Hitchcock et les arts (2001) ; Jean Cocteau, sur le fil du siècle (2003) ; Voyage(s) en utopie de Jean-Luc Godard (2006), La main numérique (2008 et 2010 à Taiwan), ABC, Art Belge Contemporain (2011, Le Fresnoy, Lille), Hsieh Chun-Te, Pavillon de Taiwan (2011, Biennale de Venise).
Il fut également le co-commissaire de l’exposition consacrée aux sources et influences de Walt Disney (Grand Palais de Paris, 2006).
Il dirige deux collections de livres chez l’éditeur belge Yellow now fut professeur à l’Ecole du Louvre de 2002 à 2014.

Dominique Païni est l’auteur de livres de référence dans le domaine des relations entre le cinéma et les autres arts (Les derniers : Le temps exposé, le cinéma de la salle au musée. Ed. Cahiers du Cinéma 2002, L’attrait de l’ombre, 2007, L’Attrait des nuages, 2010, Le cinéma un art plastique, 2014, Editions Yellow Now).

Ses dernières expositions :
-  Antonioni à Ferrare en 2013, à Ferrare, Bruxelles, Paris, Amsterdam en 2015.
-  Lewis Baltz au BAL, Paris, 2014.
-  Stephan Balleux au Musée d’Ixelles, Bruxelles, 2014
-  Henri Langlois (fondateur de la Cinémathèque française) et son temps, 2014.

HEAD – Genève


Mercredi 6 avril 2016 - 17h
HEAD – Genève, Bd Helvétique 9, Bibliothèque, 1er étage, salle 114

Rencontre avec Dominique Païni, responsable de collection

En prologue à cet évènement, Dominique Païni présentera, dès 17h, à la Bibliothèque de la HEAD – Genève, ses derniers ouvrages publiés, ainsi que la série « Motifs » de la collection « Côté Cinéma » qu’il dirige aux Editions Yellow Now et qui comporte des titres tels que L’attrait de la ruine d’André Habib (2011), L’attrait de la pluie de Corinne Maury (2013), ou L’attrait de la neige de Mathias Lavin (2015)… Histoire de mieux comprendre la politique éditoriale d’un des meilleurs éditeurs de cinéma contemporain.

Yellow Now / Côté cinéma / Motifs

Une série dirigée par Dominique Païni
Une collection de cinéma, dont la modeste ambition est de s’attacher à constituer une iconologie, un inventaire des éléments matériels qui, alors même qu’ils semblent n’être que banal contexte, environnement ordinaire, voire contraintes météorologiques inévitables, font pourtant sens au cinéma. Ainsi la poussière, la neige, les vagues, les nuages, la lumière, l’herbe, le vent…, autant de matières, de motifs que le cinéma enregistre et qui colorent, dramatisent, rendent lyriques ou dynamisent les récits. Chaque volume s’appuie sur un motif particulier pour mettre des films en relation et mettre au jour des coïncidences entre des cinéastes.

Une légère collation suivra cette rencontre.

publié le 17 mars 2016

modifié le 18 février 2019