Équipe enseignante

Responsable pédagogique

Olivier Zuchuat
Après des études de physique théorique (EPFL), ainsi que de philosophie et de littérature française (Université de Lausanne), il devient assistant à la Faculté des Lettres de l’Université de Lausanne. Il met en scène au théâtre plusieurs textes de Bertolt Brecht et Heiner Müller (dont Prométhée et Ciment) et travaille comme dramaturge. En 1999-2000, il a été l’un des assistants du metteur en scène franco-allemand Matthias Langhoff. Depuis 2000, il se consacre totalement au cinéma et a réalisé plusieurs essais documentaires distribués en salle en Europe : Djourou une corde à ton cou, Au loin des villages (nominé au prix du cinéma Suisse 2009), Comme des lions de pierre à l’entrée de la nuit. Il a également monté une dizaine de longs-métrages, essentiellement documentaires, principalement pour la chaine ARTE, et contribué au montage de fictions ou d’installations-vidéos. Il a enseigné l’esthétique du montage et la réalisation à la FEMIS (Paris) et à l’Université de Paris-Est Marne la Vallée. Il rédige actuellement une thèse de doctorat consacrée aux esthétiques de montage contemporaines.

Responsable 1ère année (semestre 1)

Maryam Goormaghtigh
Née à à Genève, Maryam Goormaghtigh étudie la réalisation à l’INSAS, à Bruxelles.
Après plusieurs courts et moyens-métrages, dont Bibeleskaes, coréalisé avec Blaise Harrison et Le fantôme de Jenny M sélectionnés notamment au VDR de Nyon, elle collabore pendant deux ans à la revue documentaire CUT UP d’Arte ainsi qu’au webdocumentaire Code barre (Fipa d’or 2012 à Biarritz). Elle réalise en 2017, en collaboration avec Sidonie Garnier, une série documentaire Fashion Geek (Arte créative).
Avant La Fin de l’été, son premier long-métrage sorti en salles en 2017, est présenté en première mondiale à Cannes en ouverture de l’ACID puis dans plus de trente festivals à travers le monde. Il remporte le prix Emerging Swiss talent Award au ZFF, le prix Fiction/NonFiction aux Docs Against Gravity et une mention spéciale au BFI de Londres. Il est nominé aux Trophées Francophones du Cinéma 2018 et au Prix du Cinéma Suisse 2018 dans la catégorie meilleur documentaire ainsi qu’au Prix de la presse internationale dans la catégorie meilleur film francophone.

Responsable 1ère année (semestre 2)

Marie Losier
Marie Losier étudie la littérature à l’Université de Nanterre et fait les Beaux Arts à New York avant de réaliser de nombreux portraits avant-gardistes, intimes, poétiques et ludiques de cinéastes, de musiciens et de compositeurs tels que Alan Vega, Jonas Mekas, Peaches, Guy Maddin, Richard Foreman, Tony Conrad et Jackie Raynal. Son premier long-métrage The Ballad of Genesis and Lady Jaye dresse avec délicatesse le portrait de Genesis Breyer P-Orridge et de son groupe Psychic TV. Après avoir été présenté dans plus de 280 festivals de cinéma, le film est sorti en salles en 2011 en France, aux États Unis, au Canada, en Allemagne et au Mexique et a gagné une dizaine de prix. Régulièrement présentés dans de prestigieux festivals (Berlin, Rotterdam, Tribeca / New York, CPH:DOX / Danemark, Bafici / Argentine, Cinéma du Réel, Hors Pistes, etc.), Ballad et ses autres films sont également souvent projetés dans des musées tels que la Tate Modern (Londres), le MoMA (NYC), le Centre Pompidou, ou encore la Cinémathèque Française (Paris) et le Whitney Museum (NYC). Refermant le chapitre de 21 ans de programmation de films à l’Alliance Française de New York (FIAF www.fiaf.org) en 2013, elle est aujourd’hui revenue en Europe et prépare ses deux prochains longs métrages : Casssandro, the exotico !, pour lequel elle a reçu le prestigieux prix The Guggenheim Award et Peaches Goes Bananas. Elle travaille actuellement sur un long métrage multiformes entre film, installation et performance sur le compositeur et musicien Allemand, Felix Kubin (Felix Kubin, Falling Still). Elle s’est installée à Berlin en résidence au DAAD et séjourne actuellement à Paris. Elle prépare une rétrospective de tous ses films pour le MoMA, Musée D’Art Moderne de la ville de New York pour octobre 2017.

Responsable 2ème année (semestres 3 et 4)

Basil Da Cunha
Basil Da Cunha est né le 19 juillet 1985. Suisse d’origine portugaise, il réalise plusieurs courts métrages autoproduits avant de devenir membre de l’association Thera Production qui produit notamment « La loi du Talion » en 2008. En 2009, il débute sa formation en cinéma à la HEAD – Genève et réalise en première année le film A côté, nommé pour le Prix du cinéma suisse 2010 et récompensé par le Prix du meilleur film portugais à Vila Do Conde 2010. Fin 2010, il tourne durant un congé sabbatique Nuvem – Le Poisson Lune à Lisbonne ; ce film sera présenté à la Quinzaine des Réalisateurs en 2011. En 2012, il réalise Os vivos Tambem Choram (Les vivants pleurent aussi) et se retrouve sélectionné, pour la deuxième année consécutive, à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes. Encouragé par la mention spéciale du jury Illy, il réalise son premier long-métrage Ate ver a Luz (Après la nuit) présenté en avant première mondiale à la Quinzaine des réalisateurs en 2013. En 2012, Basil Da Cunha donne un premier workshop aux étudiants de la HEAD, puis intervient à nouveau en 2013. En 2014, Basil Da Cunha réalise un film expérimental dans le cadre de la BIM. Le réalisateur tourne également un documentaire actuellement en postproduction. Son prochain long-métrage est en cours d’écriture. Il intègre finalement, en 2014, l’équipe pédagogique du Département Cinéma/cinéma du réel de la HEAD – Genève.

Responsable 3ème année (semestres 5 et 6)

Pierre-Yves Vandeweerd
Pierre-Yves Vandeweerd est un cinéaste belge. Ses films s’inscrivent dans le cinéma du réel et ont été tournés dans plusieurs régions du monde : en Mauritanie (Némadis, des années sans nouvelles/Racines lointaines/Le cercle des noyés ), au Sahara occidental (Les dormants / Territoire perdu ), au Soudan (Closed district ), en France sur les Monts Lozère (Les tourmentes). Son dernier film, Les éternels a été réalisé en Arménie et au Haut-Karabagh.
Tournés pour la plupart en pellicule 16 et super 8 mm, ses documentaires réunissent, par un geste cinématographique poétique, des guerres et des destins oubliés, les limites de la raison, la condition humaine. Ils résonnent comme autant d’incursions aux confins du réel.
Sélectionnés et primés dans de nombreux festivals, dont la Berlinale, ses films ont fait l’objet de plusieurs rétrospectives (Visions du réel – Nyon / RIDM – Montréal / Etats généraux du documentaire – Lussas / Ecrans documentaires – Paris / Festival du film ethnographique Jean Rouch – Paris / Musée de l’Homme – Paris / Open City Documentary Festival – Londres... ). Ils ont été pour la plupart diffusés sur ARTE (La Lucarne).
Après des études en Anthropologie – Civilisations africaines, Pierre-Yves Vandeweerd a enseigné à la Faculté de Philosophie et Lettres de l’Université Libre de Bruxelles et à l’Institut des Hautes Etudes de Communication Sociale (IHECS). Il a aussi initié et dirigé dans le cadre de la coopération bilatérale entre la Communauté française de Belgique, la Région wallonne et le Sénégal, une résidence annuelle d’écriture et de réalisation documentaire destinée à des jeunes cinéastes sénégalais : Cinéma(s) d’Afrique(s).
Co-directeur durant dix années du festival du Cinéma documentaire de la Communauté française de Belgique, Filmer à tout prix, il collabore, depuis 2011, à la programmation du festival Les Etats Généraux du documentaire de Lussas.

Enseignements théoriques

Bertrand Bacqué
Né à Pau en 1965. Vit et travaille à Genève depuis 1985. Après avoir réalisé un documentaire sur le rock, il opte pour des études de Lettres. La philosophie et l’histoire de l’art orientent ses recherches vers les liens complexes entre éthique et esthétique – Platon, Kant ou Levinas. Il consacre au philosophe de l’altérité son mémoire de licence « L’Utopie de l’Art », qui obtient en 1997 le Prix Adolphe Neuman.
Parallèlement à ses études, il organise de nombreux cycles au Ciné-Club Universitaire qui le familiarisent avec l’histoire du cinéma et ses enjeux esthétiques (Surréalisme, Classiques des années 20, Cinéma français des années 30, Cinéma documentaire, Ford & Eastwood…), et écrit de nombreux articles et critiques pour Scènes magazine, Le Nouveau Quotidien, le Journal de Genève ou la revue Dox. Entre 1999 et 2003, il fait partie du comité de rédaction de la revue suisse Film(s), et intervient régulièrement dans Zone critique sur la RSR / Espace 2. De 1996 à 2010, il participe à la sélection et à la programmation de Visions du Réel, festival consacré au documentaire de création, au sein duquel il a organisé diverses tables rondes et coanimé des ateliers consacrés à Raymond Depardon, Yervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi, Frederick Wiseman, Denis Gheerbrant, Alain Cavalier, Nicolas Philibert, Rithy Panh, Joana Hadjithomas et Khalil Joreige. Sa thèse de doctorat « Filmer l’invisible », qui porte sur la représentation de la transcendance chez Robert Bresson et Andrei Tarkovski, lui a permis d’approfondir ses connaissances théoriques sur le cinéma – Bazin, Barthes et Deleuze.
En 2010 et en 2011, il participe à l’exposition Dislocacìon en donnant des cours consacrés au documentaire à l’Université catholique de Santiago du Chili et des conférences sur le cinéma du réel à l’Université Diego Portales et au Kunstmuseum de Berne. En 2013, il codirige avec Cyril Neyrat le colloque « Start Making Sense ! Cinéma et art contemporain transforment l’essai ». En février 2016, il est invité par l’Ecole internationale de cinéma et de télévision de Cuba pour donner des cours et animer des projections sur le cinéma du réel et sur Gilles Deleuze.
Ses recherches actuelles portent sur l’essai documentaire et sur le montage cinématographique...

Enseignements son

Philippe Ciompi
Philippe Ciompi est un mixeur et designer sonore de cinéma basé à Londres. Formé notamment à la NFTS à Londres, il collabore et rayonne en Europe et ailleurs. Il travaille avec de nombreux réalisateurs et réalisatrices dont les recherches artistiques et les esthétiques le passionnent, tels Ben Rivers & Ben Russell, Andrew Kotting ou Phillip Warnell en Grande Bretagne, Sarah Vanagt ou Elias Grootaers en Belgique, Xiaolu Guo en Chine, Basil da Cunha en Suisse, et de nombreux autres, créant des univers sonores à chaque fois renouvelées entrant en résonance avec chaque projet. Il a aussi réalisé de nombreux projets pour des galeries et musées, notamment avec Jane & Louise Wilson, Jessica Rinland ou Ben Rivers, et poursuit lui-même une activité de création sonore présentée en performance ou en galerie. Sa pratique touche également au domaines du montage image, il a monté plusieurs longs métrages documentaires, et un essai filmé, Abandoned Goods, qui a été primé à Locarno. Il intervient en son à la HEAD – Genève et au Royal College of Art à Londres.

Enseignements production

Daniel Schweizer
Diplômé de la section audiovisuelle des Beaux-Arts de Genève, il poursuit sa formation technique à Paris. Débute comme stagiaire sur des fictions puis deuxième et premier assistant-réalisateur pour la TSR. Il a été l’assistant de cinéastes tels que Pierre Koralnik ou Robert Hossein. Depuis vingt ans, il a choisi de se consacrer au cinéma documentaire. Nominé pour le Prix suisse du cinéma et le Deutscher Fernsehpreis pour sa trilogie de films documentaires sur les skinheads et les néo-nazis. Lauréat du prix Cinéma Documentaire de la Ville de Zurich en 2005.
Ses films sont régulièrement sélectionnés dans les grands festivals tels que Locarno, Nyon, Montréal, Rio de Janeiro, Londres, Vancouver… Son film documentaire de long métrage Dirty Paradise a reçu le Grand Prix du FIFDH 2010, Festival des Films sur les Droits Humains de Genève et le Prix « Eine Welt Film », NRW 2011. Actuellement il prépare une trilogie sur l’Amazonie et les peuples amérindiens menacés. Il travaille à Genève, Paris et Zurich comme cinéaste et producteur indépendant.

publié le 19 décembre 2018

modifié le 13 septembre 2019