Films 2017 / 2018

Far Web de Lucas Azémar

Une sélection de courts métrages réalisés par les étudiant-e-s du Département Cinéma / cinéma du réel – HEAD Genève au cours de l’année académique 2017-2018.

Selected films directed by the students of the Film Department / cinéma du réel – HEAD Geneva School of Art and Design from 2017-2018.

Pour visionner les films, demander les accès à / To watch the films, please ask for the preview links here : cinema.head chez hesge.ch



Films Bachelor année 3 - Films de Diplôme

Far Web de Lucas Azémar (Switzerland, 2018, 45’, 1.85, OV French)
Guess Who’s Back, un pirate informatique connu pour ses canulars téléphoniques, vient de faire parler de lui, puisque l’un des ses pièges a conduit à la mort d’un homme. Si personne ne sait depuis où le hacker opère, tout le monde peut le rencontrer, à travers son avatar, au Club des Crocos, un club virtuel qu’il possède dans le jeu vidéo Life On Earth, une sorte de réseau social en trois dimensions. David et Kévin, deux amis de dix-sept ans, viennent de se créer un profil dans le jeu, avec l’idée de rencontrer Guess Who’s Back et de se joindre à son « armée ».

Angor Pectoris de Sophie Dascal (Switzerland, 2018, 28’49, 1.43:1, Roumain, Français sous-titré français)
Angor Pectoris est un film sur la mémoire posant les questions du rôle des origines dans l’identité et de la transmission du traumatisme lié au totalitarisme d’un régime politique. Au travers des dossier de la Securité roumaine, la réalisatrice brosse un portrait contrasté de son grand-père et de la Roumanie d’aujourd’hui.

Fait divers de Léon Yersin (Switzerland, 2018, 18’30, 1.66:1, OV French)
Au petit matin, Gregor se fait réveiller par la police qui cogne à sa porte. On vient chercher le cadavre de son voisin dans l’appartement d’à côté, mort depuis deux ans sans que personne ne s’en soit aperçu. Gregor va devoir affronter cette prise de conscience toute au long de la journée, perdant peu à peu pied avec la réalité.

Mille Sommets de Maya Corboud (Switzerland, 2018, 27’20, 4:3, Français)
Les taches blanches, ces lieux vierges, ces terres inconnues qui font rêver. Comme les sommets des montagnes enneigées. Le film trace les courbes, le temps d’un rapprochement, d’un nouveau territoire à explorer.

No Nos Representan (Ils ne nous représentent pas) de Irene Muñoz Martin (Switzerland, 2018, 40’, 1.78:1, OV Spanish, ST French)
S’inspirant de sa propre expérience en tant qu’étudiante des Beaux-Arts de Madrid et « jeune indignée » sur la Puerta del Sol en 2011, la jeune réalisatrice en cinéma de la Haute École d’Art et Design de Genève, Irene Muñoz, se questionne sur l’art comme production d’identités et sur son utilisation au service du pouvoir.

Oiseaux de nuit de Mateo Ybarra (Switzerland, 2018, 15’36, 1.78:1, Français)
Marqué par l’apparition d’une femme, un homme tente de retrouver sa trace.
Au fil du chemin, se dessine le portrait double et fantasmé d’une artiste de cabaret : Joy Falquet. Un film où l’absence et les rumeurs provoquent chez le réalisateur un effet de résonance.

Les Vagues du Plat Pays de Yan Sterckx (Switzerland, 2018, 31’40, 16:9, Thaï, Chao Lae, Anglais sous titre en français)
Pui, un gitan de la mer, vit son quotidien de pêcheur en travaillant avec les touristes. Un quotidien qui semble paisible aux premiers abords mais qui sera basculé par un enjeu de taille. Père de deux enfants vivant à l’autre bout du monde, Pui remet en question ses choix ainsi que sa place au sein du peuple dont l’identité est menacée.

Films Bachelor année 2

A Journey of a Thousand Miles Begins with One Step de Erika Nieva Da Cunha (Switzerland, 2018, 20’, 16/9, OV French/English)
Des hommes, des femmes et des enfants marchent des kilomètres, traversent des déserts, des jungles, des mers, des montagnes pour s’arracher à leur condition. Ce film fait le portrait d’un de ces humains qui continue de marcher par obligation et par choix, toujours avec la nécessité de garder la foi et de trouver sa place dans le monde.

Attaque non, riposte, touche de Léa Célestine Bernasconi (Switzerland, 2018, 16’, 16/9, OV French)
Une romance, entre un jeune acteur de théâtre et une escrimeuse, qui se met tant bien que mal en image.

Macbeth de Zacharie Rüegg (Switzerland, 2018, 29’, 1:1,85, OV French)
C’est une ballade, on est deux : Sébastien et moi. Il me montre le quartier des Pâquis, Genève, lieu de son enfance. La soirée est ponctuée de quelques souvenirs cachés aux coins des rues et de quelques rencontres, fruits du hasard. Sébastien croit en Dieu. Sébastien sort d’une période difficile. C’est le film d’une rencontre.

Alors, elles deviennent éternelles de Delphine Mouly (Switzerland/Lesotho, 2018, 11’47’’, OV Sesotho, English ST English)
Ces deux montagnes en forme de seins aux mamelons protubérants alimentent légendes et commentaires, que la réalisatrice cherche à comprendre dans leurs significations contemporaines. Les dernières images sont de feu et de ténèbres, la crête de la montagne est parcourue par une onde de réflexion tourmentée.

Between you and me de Anaïs Moog (Switzerland/Lesotho, 2018, 20’31’’, OV Sesotho ST English)
Cet à un huis-clos touchant que nous invite la réalisatrice, qui réunit en des conversations lacunaires et intenses ce père de grand âge et son fils, berger solitaire parmi la communauté villageoise. Il en va de gestes, de préoccupations quotidiennes, de la mort et du deuil à venir.

Finding Shepherds de Tsebo Makakole, Henri Marbacher, Liteboho Molato (Switzerland/Lesotho, 2018, 17’14’’, OV Sesotho ST English)
Il fallait bien une équipe unie afin de faire le portrait de bergers quelque peu récalcitrants à la venue de ces gens des terres basses sur le haut plateau des montagnes. Le film est la chronique attentive, amusante, un brin désabusée, de rencontres qui tout de même, à la lumière du feu la nuit, ont été vécues.

Lesiba de Maxence Febvay (Switzerland/Lesotho, 2018, 17’27’’, OV English)
Histoire de nuit hantée par le récit des bergers qui à la tête des troupeaux jouent du lesiba ; un homme et son chien parcourent en silhouettes fantomatiques les ténèbres, leurs traces à l’image sont celles de spectres. Seuls quelques éclats de lumière parfois déchirent l’obscurité.

Selemela de Erika Nieva da Cunha (Switzerland/Lesotho, 2018, 15’52’’, OV Sesotho ST English)
Elles ont accepté d’être filmées, ces huit sex workers de Maseru, tant leurs vies sont exposées à des violences, qui sont autant d’humiliations quotidiennes. C’est avec un sens du jeu burlesque et un humour dévastateur qu’elles se mettent spontanément en scène. Elles improvisent un rituel dont la générosité est dansée, chantée - une ode à leur dignité.

Venant des hauteurs (From Heights) de Pierre Bisson (Switzerland/Lesotho, 2018, 14’45’’, OV Sesotho ST English)
Ces paysages sont aussi réels, hospitaliers et inhospitaliers selon que l’on est ou non sur les plateaux d’altitude ; ils ont dimension imaginaires, abritant des rêves de bien-être et des fantasmes amoureux. Filmés avec sérénité, les espaces ouvrent sur tout un pays que des personnages parcourent corps et âme.

Films Bachelor année 1

Les Combattantes de Amanda Cortes and Youssef Youssef (Switzerland, 2018, 13’, 16/9)
Au Karabakh, nombreuses sont les femmes à avoir perdu leur mari durant la guerre. Trois d’entre elles partagent des fragments de leurs souvenirs. Leur peine est racontée à travers des ruines, un immeuble et leurs robes de mariées.

Les Jardins Noirs de Alexandra Simpson and Jennifer Taylor (Switzerland, 2018, 16’, 16/9, OV Armenian, ST French)
Dans la région du Haut Karabagh, environ 5000 personnes ont disparu suite au conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Plus de vingt cinq années ont passé et leurs familles sont toujours dans l’interrogation face à leur sort. Le film tente de retranscrire l’attente et le vide qui rythment leur quotidien, une attente incessante...

Kenats de Sarah Imsand and Ianjasse Matabele (Switzerland, 2018, 16’, 16/9)
Une famille et leurs amis se réunissent le temps d’un repas. Perpétuant la tradition caucasienne des toasts, ceux-ci lèvent leurs verres. À travers cette forme orale, les invités racontent l’histoire du Karabakh. Entre discours patriotiques, souvenirs des blessures passées et présentes, la parole et le chant se libèrent dans un pays qui n’est toujours pas reconnu comme tel. Malgré la situation de guerre vécue par les personnages autour de la table, les visages gardent espoir et continuent à fêter la vie.

Prepared for landing de Noemie Ruben and Mathis Damour (Switzerland, 2018, 18’, 16/9)
À Stepanakert, dans la région du Haut-Karabakh, un aéroport se dresse au milieu du paysage montagneux. Cependant, aucune activité ne semble l’animer. Aucune ? Pas exactement : chaque jour, ouvriers et jardiniers entretiennent l’aéroport, le faisant vivre, malgré tout, à leur manière.

Prizma de Alexandre Haldemann (Switzerland, 2018, 15’, 4/3)
Gnel, un homme d’âge mûr, erre et médite dans son village, enclavé par les montagnes. Il se remémore sa famille et ouvre une réflexion philosophique sur le temps, la destruction et la vie.

Varjaran de Linn Henz and Elena Petitpierre (Switzerland, 2018, 35’, 16/9)
Dans un lycée-internat militaire en Artsakh, des adolescents tantôt en troupe, tantôt individus, vivent leur jeunesse dans un quotidien où se mêlent le passé marqué par la guerre et un futur incertain.

Archives de Sylvain Froidevaux (Switzerland, 2017, 9’15’’, OV English)
Comment faire voler en éclats des vues du Vietnam cultivateur de riz et en guerre contre les États-Unis, afin de leur faire rendre les violences et le cynisme des hommes ? La rencontre entre images de la vie réelle de gens et celles de jeux vidéo est détonante.

archives_v9 de Ianjasse Matabele (Switzerland, 2017, 5’50’’, no dialogue)
La déflagration atomique aura-t-elle raison des relations humaines ou celles-ci, faites de correspondances et d’attentes de réunification sauront-elles faire entendre raison aux hommes et aux femmes. Pour le visage d’une femme… des images assemblées en une méditation inquiète.

Crossing in Memory de Noémie Ruben (Switzerland, 2017, 3’38’’, no dialogue)
C’est comme si la profondeur de la nuit brulait d’un feu immémorial, dont seuls des éclats épars, des braises disséminées, pouvaient percer l’épaisseur. Ces fragiles lueurs habitent les ténèbres. Puis, des motifs plus complexes sont esquissés, aux arabesques succèdent des lignes tendues. Dans l’image émergent des présences humaines. Ici, une chemise à peine, ses larges rayures. Il faut écouter les insectes et le vent, ces voix qui ont érodé la ligne de crête de la montagne. Une femme peut-être, dont les vêtements d’un blanc diaphane battent dans l’air, avance vers le paysage découvert. Le matin du monde ? Il convient de quêter dans la mémoire des images les traces évanescentes de fantômes qui côtoient les vivants.

The Bell, the Bird and the Rocking Baby de Mathis Damour (Switzerland, 2017, 3’03’’, OV English)
Gros plan de visages aux regards scrutateurs et inquiets. Des territoires différents pour une même présence, des enfants en danger de mort.

Verse Thé de Mégane Brulhart, Alexandre Haldemann, Elijah Graf (Switzerland, 2018, 6’54’’, VO English)
Zapping entre films de fiction et publicités, qui distillent le sentiment du bonheur. Celui-ci sera rehaussé par l’usage primordial et indispensable de préservatifs. Au cœur d’une maison de poupée, le bon usage de la théière miracle et d’un psychiatre feront leur œuvre. Conte doucereux.

Natasha n’est jamais vulgaire de Linn Henz, Elena Petitpierre, Sylvain Froidevaux (Switzerland, 2018, 4’29’’, VO French)
Clip cycliste, fessier solidement en appui sur la selle de course ! L’effort est haletant, les images s’hybrident et une banane est consommée en renfort d’énergie. Conte sportif hygiénique.