La HEAD – Genève et son Département Cinéma / cinéma du réel au MEG

  • jeudi 15 octobre 2015 – 18:30
    Musée d’Ethnographie de Genève, auditorium

Le MEG, Musée d’Ethnographie de Genève se met dans le cadre de son exposition Le bouddhisme de Madame Butterfly – Le japonisme bouddhique aux couleurs de films tournés à Tawara, Nara, Japon, réalisés sous l’égide de la grande dame du cinéma japonais, Naomi Kawase.
Réalisés dans le cadre du Grand Voyage en décembre 2014, six films au programme le 15 octobre à 18h30, entrée libre, en présence des étudiantes et étudiants.
Ces films courts sont au contact avec des réalités autres, différentes, étonnantes, désarçonnantes et sources d’inspirations partagées et généreusement discutées avec Naomi Kawase et son équipe.

Komorebitachi de Sophie Perrier
Un arbre est abattu et un autre planté. La communauté participe du rituel dans ce village japonais porté par les forces de la nature et de leurs esprits bienfaiteurs. Une méditation au cœur de la beauté immémoriale de la forêt.

Kabe No Hokori de Julie Sando
Une maison en ruine héberge ses derniers fantômes. Une vieille femme, une jeune fille, un homme calligraphe. La réalisatrice les rappelle à la vie, une méditation dans le silence de la mémoire du temps, avant que la mâchoire d’une grue ne déchire l’air.

In Between Voices de Lisa Gerig et Zoé Rossion
L’avenir de la radio villageoise est incertain. Pourtant elle crée un lien social, annonce les événements du quotidien, invite aux rencontres ; une femme émancipée pour certains passe une annonce. Il en va d’une soirée cinéma, d’un rituel de prière…

Tonomori de Line de Kaenel et Deborah Helle
Un poème à la vie quotidienne bercée par le conte du dieu de l’eau dont le puits dans la forêt est inaccessible au risque d’être frappé de cécité. Les réalisatrices observent des paysans, la nature, approchent le puits afin de lui prendre une image.

Do You Know Akane Okai ? de Raphaël Harari
Comment cet Européen qui articule quelques mots de japonais peut-il s’entendre avec des villageois ? Il insiste avec grâce, jusqu’à rencontrer une écolière. Il est accueilli dans sa famille. Cependant, à la façon si poliment japonaise, congé est pris.

Ame No Ukihashi de Zahar Vargas
Le portrait d’une famille et de son aïeule est esquissé comme une méditation ; à l’orée de la forêt, dans le cycle de la nature, au gré de la vie qui va et de légendes, un hymne émouvant aux liens tissés entre générations est donné en partage.

MEG– 15 octobre à 18h30, Auditorium, entrée libre et une boisson très japonaise pour prendre congé en fin de rencontre de Tawara.

publié le 7 octobre 2015

modifié le 14 avril 2016