La HEAD présente Lav Diaz au FIFDH

Du 13 au 16 mars

La HEAD et le FIFDH présentent LAV DIAZ – cinéaste marquant du cinéma contemporain. En discussion avec Jean Perret, critique, essayiste, responsable du Département Cinéma/cinéma du réel.

Qu’il explore avec sa petite caméra DV une île défigurée par un tsunami dans l’urgence de saisir la mesure de la dévastation et qu’il y développe le récit d’un homme revenu d’exil pour retrouver le gens qu’il a aimés, Lav Diaz s’emploie à inventer des formes esthétiques et narratives qui se jouent des genres établis et des règles imposées par le marché. Documentaire, fiction, cet admirable Death in the Land of Encantos d’une durée de neuf heures ? « Mais le cinéma n’a que cent ans, il est un art jeune qu’il faut pousser plus avant », affirme le cinéaste philippin né en 1958 et dont l’œuvre compte une vingtaine de films. Les plus grands festivals ont fait acte de reconnaissance à son endroit.

La venue de Lav Diaz à Genève à l’initiative du Département Cinéma/cinéma du réel dans le cadre de l’étroite collaboration avec le FIFDH est un événement. Plusieurs films sont au programme, et même des courts métrages. Son dernier œuvre, Season of the Devil, est en Compétition à Berlin.

Talking Heads avec Lav Diaz

Vendredi 16 mars, 18h, Salle Simon des Cinémas du Grütli
La conversation Talking Heads est menée par Jean Perret avec cet homme habité par la conviction que le geste esthétique du cinéma est de forte responsabilité. Il dit : « Yes cinema is a struggle to understand time, life, humanity ».

Rétrospective Lav Diaz

Projections gratuites, l’une au FIFDH, les autres dans la Salle Robert Kramer et au Spoutnik. Une occasion exceptionnelle de visionnages de longue durée, avec apéritifs dînatoires à la clé. Prendre toutes ses dispositions afin d’être précisément disponible !

Mardi 13 mars, 12h, Salle Robert Kramer
Death in the Land of Encantos , Philippines, 2007, 540’, o.v. Filipino/English
Entremêlant fiction et documentaire, Death in the Land of Encantos suit plusieurs personnages dans les paysages et les villages dévastés de la région de Bicol aux Philippines, au sud de l’île de Luçon, suite au passage du typhon Durian en 2006 : un poète engagé, Benjamin Agusan, revient dans sa région natale, après des années d’exil en Russie, pour y chercher le corps de ses proches et parents. Il y retrouve ses amis d’enfance, les artistes Catalina et Teodoro, mais également les fantômes du passé…

Mercredi 14 mars, 14h, Salle Robert Kramer
Norte, End of History , Philippines, 2013, 250’, o.v. Filipino/English
La vie de trois personnes prend une tournure irréversible quand l’un d’entre eux commet un crime. L’innocent est incarcéré ; sa femme doit entretenir toute la famille ; le criminel qui vagabonde en toute liberté s’enferme dans de sa propre prison.

Jeudi 15 mars, 14h, Spoutnik
From What is Before , Philippines, 2014, 338’, o.v. Filipino/English
Philippines, 1972. Un village isolé est le lieu d’étranges événements. Des gémissements montent de la forêt, des vaches sont massacrées, un homme est retrouvé en sang à un carrefour et des maisons sont incendiées. Les opérations militaires deviennent monnaie courante. Des milices impitoyables règnent sur les campagnes. Ferdinand E. Marcos promulgue le décret 1081 qui instaure la loi martiale dans tout le pays.

Vendredi 16 mars, 16h, Cinémas du Grütli, Simon
An Investigation on the Night that Won’t Forget , Philippines, 2012, 70’, N/B, tagalog, sous-titre anglais
Erwin Romulo se souvient des événements après le meurtre de son meilleur ami, le critique de cinéma Alexis Tioseco et de son amie Nika Bohinc lors d’un attentat à la bombe dans leur maison de Quezon City. Lav Diaz réalise un seul long plan lors duquel Romulo explique de manière ininterrompue ce qu’il s’est passé.

Dans le cadre du FIFDH, Festival du Film et Forum International sur les Droits humains

publié le 13 mars 2018