Les films HEAD-Genève et ZHdK-Zurich pour le Prix du Cinéma suisse 2018

ALMOST THERE de Jacqueline Zünd

Une série de portraits courts réalisés par des étudiants de la HEAD-Genève et la ZHdK-Zurich, sur des auteurs et réalisateurs nominés pour le Prix du Cinéma suisse 2018.

Afin de prolonger la rencontre et la découverte de l’autre culture cinématographique et dans une volonté d’échange, l’école de Genève a réaliseré les portraits des personnalités suisse-allemandes et l’école de Zurich, les portraits des suisse-romands.

Ce projet est porté par la Direction et plusieurs enseignants et assistants des deux écoles et avec le soutien de la RTS et de SF.DRS.

Prix d’honneur
Georges Schwizgebel

Portrait réalisé par Ana Taran et Maxence Febvay (HEAD-Genève)
La solitude du créateur face à l’écran immensément blanc, la précision de son geste aux mille couleurs, sa patience sans fin : Ana Taran et Maxence Febvay prennent avec clairvoyance la mesure d’une œuvre considérable, qui dessine des traces dans la mémoire.

Nomination meilleur film de fiction :
DENE WOS GUET GEIT de Cyril Schäublin

Portrait réalisé par Léa Bernasconi (HEAD-Genève)
Face à la camera, toute la vérité est attendue quant aux motivations de cet essai imaginé par Cyril Schäublin ; Léa Bernasconi sait approcher le réalisateur, afin de mieux voir comment il observe à ses personnages de la vie quotidienne zurichoise.

Nomination meilleur documentaire :
ALMOST THERE de Jacqueline Zünd

Portrait réalisé par Pierre Bisson (HEAD-Genève)
Aux cadres dessinés avec tant de précision par Jacqueline Zünd, faisant exister pour de vrai ses personnages, il convenait pour Pierre Bisson de proposer en un jeu d’images mouvantes et architecturales un portrait inspiré par la rigueur de la cinéaste.

Nomination meilleur film d’animation :
LE FIL D’ARIANE de Claude Luyet

Portrait réalisé par Flurina Marugg et Rokas Sydeikis (ZHdK-Zürich)
Ariane joue au ballon. L’appel de sa mère coupe ce jeu. Elle perd son ballon, son enfance. Le vingtième siècle et la vie d’Ariane s’écoulent suspendus au fil du balcon. Inconsciemment Ariane va composer le tableau final et retrouver son enfance volée.

Nomination meilleur court métrage :
INS HOLZ de Corina Schwingruber Ilic et Thomas Horat

Portrait réalisé par Henri Marbacher (HEAD-Genève)
L’aventure engagée par Corina Schwingruber et Thomas Horat rend compte du fort travail des bucherons, affairés à aligner sur l’eau tant d’arbres abattus. Henri Marbacher a compris les enjeux esthétiques du film, qui prend même le risque de s’envoler.

Nomination meilleure interprétation féminine :
Loane Balthasar dans SARAH JOUE UN LOUP-GAROU

Portrait réalisé par José Manuel Manuel Zacate Lizárraga et Rokas Sydeikis (ZHdK-Zürich)
Sarah, 17 ans, se donne corps et âme sur la scène de théâtre. Elle a ce quelque chose qui suspend le temps lorsqu’elle se transforme. Mais qu’est-ce qui se cache derrière la présence radicale de Sarah ? C’est un sombre secret qu’elle essaie d’exprimer. La recherche d’un ami à qui elle peut se confier. Mais plus Sarah exprime ce désir, plus cela agace les gens qui veulent s’approcher d’elle.

Nomination meilleure interprétation dans un second rôle :
Jessy Moravec dans MARIO

Portrait réalisé par Anaïs Moog (HEAD-Genève)
Ce portrait met à l’abri de la complaisance narcissique Jessie Moravec, alors qu’elle se regarde à l’écran ; Anaïs Moog écoute l’actrice et explore son visage, pour faire dialoguer Jessie et Jennie, l’actrice et le personnage auquel elle prête son talent.

Nomination meilleure interprétation dans un second rôle :
Zoë Pastelle Holthuizen dans BLUE MY MIND

Portrait réalisé par Annik Faivre et Rokas Sydeikis (ZHdK-Zürich)
Âgée de 15 ans, Mia est confrontée à un bouleversement écrasant qui remet en question son existence toute entière. Son corps change du tout au tout et, même lorsqu’elle tente désespérément de bloquer cette transformation, elle réalise bientôt que la nature est plus forte qu’elle.

Nomination meilleure photographie :
TIERE de Piotr Jaxa

Portrait réalisé par Alan Sahin & Lukas Fuhrimann et Rokas Sydeikis (ZHdK-Zürich)
D’avoir renversé un mouton sur une route devient, pour Anna et Nick, le point de départ d’une série d’événements bizarres et inquiétants dont le résultat est ni l’un ni l’autre ne sait plus où il se trouve : dans la réalité, dans leur propre imagination ou dans l’imagination de quelqu’un d’autre.

publié le 20 mars 2018

modifié le 26 mars 2018