Prix d’Excellence 2011 en Cinéma de la Fondation Hans Wilsdorf

De gauche à droite : Jean Perret, responsable du Département Cinéma/cinéma du réel, Monsieur Serge Bednarczyk, Secrétaire général de la Fondation Hans Wilsdorf, Maria Gans, lauréate du Prix, Jean-Pierre Greff, directeur de la HEAD – Genève, et Raphaëlle Aellig, réalisatrice et journaliste à la TSR.

Maria Gans, jeune réalisatrice de 23 ans diplômée de la HEAD – Genève, récompensée par le Prix d’Excellence 2011 en Cinéma de la Fondation Hans Wilsdorf.

Après un cursus de trois ans au sein du Département Cinéma/cinéma du réel de la HEAD – Genève, Maria Gans a obtenu son diplôme Bachelor en juin dernier. Son film Sie spielen dazwischen (VOST français, HD, 39’) a obtenu les félicitations du jury. C’est aujourd’hui pour son projet de documentaire Les filmeurs « clandestins » (titre provisoire) qu’elle se voit récompensée par ce Prix d’Excellence d’une valeur de CHF 50’000, premier du genre à être décerné par la Fondation Hans Wilsdorf pour le cinéma, après ceux attribués il y a quelques jours à peine pour le Design Mode et le Design Bijou.

Plus encore que le soutien exceptionnel apporté à cette jeune et prometteuse réalisatrice, ce prix témoigne de l’intérêt que porte la Fondation Hans Wilsdorf au Département Cinéma/cinéma du réel qui, depuis une année, connaît un véritable renouveau sous l’impulsion de son responsable Jean Perret. Il marque par ailleurs l’engagement de la fondation dans la création, avec la HEAD – Genève et les différents acteurs de la place, d’une « Genève du cinéma ».

Le jury du Prix d’Excellence en Cinéma, présidé par Madame Raphaëlle Aellig, réalisatrice et journaliste à la TSR, était composé de Monsieur Serge Bednarczyk, Secrétaire général de la Fondation Hans Wilsdorf, Monsieur Jean-François Amiguet, réalisateur, Madame Irène Challand, responsable des acquisitions documentaires à la TSR et Monsieur Jean-Pierre Greff, directeur de la HEAD – Genève.

Ce prix va apporter une aide décisive à Maria Gans dans la poursuite de son projet de documentaire qu’elle doit réaliser les mois prochains dans la ville de Halle (Allemagne) dont elle est originaire. Son film veut évoquer l’histoire des studios de cinéma amateur, créés au cœur d’entreprises nationalisées par le biais de subventions étatiques dans un contexte de pénurie économique. Avec la chute du mur ces ateliers ont disparu. Un petit nombre d’anciens "filmeurs" amateurs de la région a néanmoins réussi à sauver des bobines. Ceux-ci, bien qu’ayant atteint l’âge de la retraite, se réunissent une fois par mois pour projeter ces vieux films. Ils disposent de milliers de films inconnus, oubliés et perdus. Des pièces uniques. Le documentaire de Maria Gans veut tisser un lien entre ces images appartenant au passé et le savoir historique possédé aujourd’hui. Il essaye de leur accorder une deuxième écoute, un deuxième regard et une deuxième vie.

publié le 23 novembre 2011