Rencontre avec le cinéaste Philippe Grandrieux

  • Du 6 au 7 décembre 2018

Cinéaste et vidéaste français, Philippe Grandrieux donne l’atelier « Penser l’image » aux étudiant·e·s de troisième année Bachelor du Département Cinéma/cinéma du réel du 14 novembre au 7 décembre. En collaboration avec le Cinéma Spoutnik, le Département cinéma propose deux projections et rencontres les jeudi 6 et vendredi 7 décembre, en présence du réalisateur, en discussion avec Pierre-Yves Vandeweerd (réalisateur et responsable de la 3ème année).

Le travail de Philippe Grandrieux s’étend sur de nombreux territoires : fiction, documentaire, performance, installation… Ses longs métrages, Sombre (1998) récompensé au festival de Locarno, La Vie nouvelle (2002), Un lac (2008) primé à la Mostra de Venise (Orizzonti) et Malgré la nuit (2015) font référence en termes de photographie, de travail sur le son, d’expérimentation narrative et figurative.

Philippe Grandrieux vient aussi de terminer le dernier mouvement d’une trilogie de films sur le corps issus d’un travail avec danseurs et danseuses, dont chaque épisode, White Epilepsy, Meurtrière et Unrest, donne lieu à un film et à une performance. Les trois ensembles font souvent l’objet d’une installation hybride avec projections simultanées.

Jeudi 6 décembre à 19h au Spoutnik
Projection de Malgré la Nuit (France, 2015, 156’)

On entre dans le film comme dans un rêve. Paris. Lenz cherche Madeleine disparue mystérieusement. Il rencontre Hélène une jeune femme envoûtée par sa pulsion autodestructrice. Un amour fou naît entre eux. Louis et Léna dévorés par leur jalousie amèneront Lenz à suivre malgré lui Hélène dans le monde souterrain d’un sombre réseau d’exploitation sexuel. Fut-il perdu, d’emblée perdu, l’amour est ce qui nous sauve.

Vendredi 7 décembre à 19h au Spoutnik
Projection de Unrest (France, 2017, 45’) et White Epilepsi (France, 2012, 69’)

White Epilepsy est le dernier mouvement d’une trilogie initiée par White Epilepsy et Meurtrière qui nous rapproche d’un corps comme revenu du fond des âges, un corps archaïque que l’on ne connaît pas et qui pourtant ne cesse de projeter en nous son ombre, son inquiétude.

publié le 20 novembre 2018

modifié le 26 novembre 2018