Rétrospective Jean-Gabriel Périot dans le cadre du FIFDH au Spoutnik

  • Du 12 au 15 mars 2019

Le département cinéma de la HEAD – Genève présente, en collaboration avec le Festival du film et forum international sur les droits humains de Genève (FIFDH) et le Spoutnik, une rétrospective inédite du travail de Jean-Gabriel Périot, intervenant pour la 2ème année de Bachelor en Option Montage.

Jean-Gabriel Périot est l’auteur d’une oeuvre cinématographique résolument politique. Il travaille la question de la mémoire et de la violence et ses rouages à travers des films souvent constitués d’archives. Au coeur de ce cycle rétrospectif dédié au cinéaste, deux programmes de courts métrages détonants révèlent une partie de son oeuvre constituée d’une trentaine de films courts et vidéos. L’occasion aussi de découvrir ses deux longs métrages : Une jeunesse allemande (2015), au sujet de la Fraction armée rouge, et Lumières d’été (2016), autour des survivant·e·s japonais de la bombe atomique. Une jeunesse allemande raconte l’histoire de la Fraction Armée Rouge (RAF) à travers des images de l’Allemagne des années 70. Un montage entièrement constitué d’archives visuelles et sonores décrit la transformation progressive et la politisation croissante de la RAF. Ses membres, comprenant notamment Ulrike Meinhof et Andreas Baader, expriment d’abord leur militantisme dans des actions artistiques, médiatiques et cinématographiques puis s’engagent dans une résistance armée.

Programme des projections

Mardi 12 mars à 20h30 au Spoutnik

Une jeunesse allemande (France, Suisse, Allemagne, 2015, 94’)
Un documentaire sur l’histoire de la Fraction Armée Rouge et les images que cette histoire a produites. Entièrement réalisé à partir d’archives visuelles et sonores préexistantes, le film entend interroger les spectateurs sur la portée de ce mouvement révolutionnaire à son époque et ses résonances dans notre société d’aujourd’hui.

Mercredi 13 mars à 19h00 au Spoutnik

Montages d’archives - Programme de courts métrages 1 (France, 58’)
Les images se juxtaposent, se superposent, se combinent et rembobinent dans ce programme de films courts réalisés de montages d’archives. Éminemment politiques, ces oeuvres sont issues de longues recherches historiques et établissent avec ingéniosité des liens entre les temporalités. Récits de violence, pouvoir, révolte et désobéissance sublimés par la force et les possibilités de l’art du montage.

Les Barbares (2010, 5’)
L’art délicat de la matraque (2009, 4’)
We are winning don’t forget (2004, 6’)
We are become death (2014, 4’)
Undo (2005, 10’)
Eût-elle été criminelle... (2006, 9’)
21.04.02 (2002, 10’)
Dies Irae (2005, 10’)

Jeudi 14 mars à 19h00 au Spoutnik

Chants de révolte et résistance  : programme de courts métrages 2 (France, 80’)
Cinq films où le chant s’allie à la révolte, à l’insoumission et l’ébullition intérieure. Des personnes expriment par leurs voix et leurs corps des musiques empreintes d’émotion. “De la joie dans ce combat” suit un groupe de femmes pour qui la musique est un moyen de résister et de sortir de l’isolement. Dans “Nos jours absolument, doivent être illuminés” des détenu·e·s chantent depuis l’intérieur d’une maison d’arrêt pour le public venu les écouter de l’autre côté du mur.

De la joie dans ce combat (2018, 22’)
Song for the jungle (2018, 14’)
Si jamais nous devons disparaitre (2014, 15’)
The Devil (2016, 7’)
Nos jours absolument, doivent être illuminés (2012, 22’)

Vendredi 15 mars à 20h30 au Spoutnik

Lumières d’été (France, Japon, 2017, 82’)
Akihiro, cinéaste japonais vivant à Paris, réalise des interviews à Hiroshima avec des hibakusha, survivant·e·s de la bombe atomique. Pendant son séjour au Japon il fait la rencontre d’une étrange jeune femme, Michiko. Leurs balades dans la région d’Hiroshima réactivent la mémoire de Michiko, qui, avec son accent et yukata démodés semble venue d’un autre temps.
Lumières d’été est précédé du court métrage 20 000 fantômes, mosaïque de centaines de photos du dôme Genbaku, le seul bâtiment de Hiroshima resté debout après l’explosion de la bombe A.

publié le 13 mars 2019