Trois vidéos de Robin Mognetti au Centre d’Art Contemporain Genève

  • Du 10 mai au 5 juin 2016
    Centre d’Art Contemporain Genève - Cinéma Dynamo

"Totally Lies" de Robin Mognetti

© HEAD – Genève, Robin Mognetti

Le Centre d’Art Contemporain Genève (CAC) présente le travail de Robin Mognetti, étudiant BA 3ème année Département Cinéma / cinéma du réel.

Les films de Robin Mognetti se situent à la frontière du documentaire et du langage fictionnel, dans un espace personnel et intime qu’il crée au gré des rencontres avec ses personnages.

Nastinka (2016, 15’)
Sébastien Guiberti tente de récupérer la garde de sa fille Anastasia, qu’il a perdue suite à des accusations d’attouchement de son ex-femme. Malade du cœur et se sachant condamné, ces accusations dévastent sa vie, où la lutte (contre la maladie et pour voir sa fille) est devenue quotidienne. Une lettre future à sa fille, un testament dans l’attente écrit à quatre mains par Sébastien Guiberti et Robin Mognetti, ce film construit également la propre plaidoirie de son protagoniste.

Silver Stone Staline (2015, 23’) – film réalisé lors du Grand Voyage en Géorgie
Anzori Koulachidze, ex-officier de la Brigade Officielle des Objets Culturels de Géorgie est commandité pour retrouver le buste de Staline volé la veille de la commémoration du 9 mai dans le village d’Akura. Cette investigation prend un tournant favorable pour Anzori malgré les non-dits et les traces laissées par le régime soviétique sur le peuple géorgien. Les tensions sont toujours vives et maintiennent les traditionnalistes dans un engouement suranné pour un passé révolu. Les jeunes générations plus lucides peut-être se retrouvent face à une nostalgie majoritaire qui fige la Géorgie dans une torpeur aveugle.

Totally Lies (2015, 11’) – mention spéaciale du Jury des Jeunes, Visions du Réel 2015
Trois blogueuses acceptent de jouer dans un film réalisé par Robin Mognetti. Lors du tournage, la rencontre avec un ancien Hell’s Angels, l’archétype par excellence du misogyne, est mitigée chez les filles. Les avis divergent mais il semble qu’elle se soient amusées à parodier leur propre image. Une fois chez elles, deux d’entre elles se retrouvent sur Skype. Elles commentent les premières images du tournage. Est-ce que ces trois digiféministes aux revendications butlériennes ont enfin trouvé un homme capable de les représenter à leur juste valeur ? Comment agissent-elles face à cette crise du réel alimentée par les médias ? Il semble qu’elles soient politiquement engagées mais que leurs revendications s’auto-dissolvent sur internet. Ne s’autorisent-elles pas à construire un public, à façonner des comportements selon un alter ego virtuel ? En cela ne poursuivent-elles pas l’éthique des médias et son effort de classification par genre ?

Mardi 10 mai 2016
18h30 : Verre d’accueil
19h00 : Projection suivie d’une discussion avec l’artiste

Projection en boucle du 11 mai au 5 juin 2016

Cinéma Dynamo, 4e étage du Centre d’Art Contemporain. Entrée libre.

publié le 4 mai 2016