Robinsoneries – journal des bords : Charlotte Laurent

samedi 11 avril 2020

 
Je suis maintenant exposée.
Supprimer toutes les options.
Les fous ne le savent pas.
Tu tournes en rond, à la recherche de sensations.
Il y a de la fiction dans l’espace entre toi et la réalité.
Je regarde depuis la télévision des reportages sur les prisons.
Comment notre cerveau décide-t-il de fuir en cas de menace ?
La routine, ferait obstacle au progrès.
Commencer votre journée avec du bon sexe, pas de stress.
Le temps est une construction mentale.
Je ne suis pas vivante aujourd’hui.
Prends une bouchée maintenant, crache le reste.
On ne va pas mourir de faim, quel privilège.
Comment suis-je devenue un virus ?
Distraite par le destin.
La patience est une vertu.
Il faut 21 jours pour créer une habitude.
Tirez le meilleur du pire.
Consulter les oracles après minuit.
La procrastination n’est pas une religion.
J’ai été dans cet état toute la journée : une sorte de panique au ralenti et qui n’en finit pas.
La citation du jour : arrêter de fuir vos responsabilités.
Pas d’œuvres, pas de langue, pas de parole, pas d’esprit, rien.
Une pieuvre possède trois cœurs.
C’est important de se rappeler de leurs prénoms.
Le diable est amoureux.
Je suppose que j’ai en quelque sorte aimé la façon dont tu m’as aidé à m’échapper.
Personne ne t’aime.
Baise mon cul et après on parlera de tes problèmes.
Je pourrais me mettre à pleurer alors donne-moi à fumer.
Écouter la vie des autres, en avoir rien à foutre.
Équilibre tes chakras avant d’enlever ta culotte.
Le silence grandit comme un cancer.
Ne plus se laver les cheveux.
Le calendrier se trompe.
Ce n’est pas la vérité qui compte.
Les abcès doivent être crevés sans anesthésie.
Bois un verre d’eau toutes les heures, tu te sentiras remplie.
Trop de pression pour l’extraordinaire.
En avoir envie, en avoir besoin.
Il suffit de pas grand-chose pour que rien n’arrive.